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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 11:01

Les éditions du Palémon qui distribuent les éditions Lajouanie ont réservé à mon dernier polar, "Le roman oublié", une très belle présentation sur leur site. Qu'ils en soient remerciés.

Le roman oublié

Après sa blessure reçue à la fin de son enquête sedanaise (voir Trier les morts), Théo Payardelle passe quelques semaines de convalescence chez Diane, sa nouvelle compagne, galeriste à Aix-en-Provence. Cette dernière appartient à la haute bourgeoisie aixoise qu’elle fait découvrir à Théo. 
Un soir, ils dînent chez un ami de Diane, un riche antiquaire passionné de littérature policière et surtout d’Emile Gaboriau, un romancier du XIXe siècle considéré comme le père du roman policier. Ce vieil original possède une collection complète des oeuvres de Gaboriau, à l’exception d’un roman dont la légende dit qu’on en a perdu toute trace. On sait seulement que l’écrivain a séjourné en Provence en 1866 afin de prendre des notes pour son écriture. 
Par jeu, l’antiquaire met le policier au défi d’en retrouver la trace contre la promesse de lui offrir le magnifique Corot qui orne un mur de son salon. 
Dans le même temps, un journaliste varois qui se préparait à publier des révélations sur une affaire de pots-de-vin est assassiné. Peu de temps après, l’antiquaire va subir le même sort. 
Payardelle est chargé de superviser les enquêtes sur ces deux meurtres qui présentent des similitudes troublantes. Il va très vite comprendre que la venue de Gaboriau en Provence un siècle et demi plus tôt n’est peut-être pas étrangère à ces deux affaires. 

 

 

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 19:54

Je ne connaissais pas Hanah Baxter, profileuse, personnage récurrent d’une trilogie dont « L’homme de la plaine du Nord » est le quatrième et dernier opus. Baxter est extradée des Etats-Unis en Belgique pour être entendue sur la mort de son ancien associé et mentor, Anton Vifkin, assassiné vingt ans plus tôt à Bruxelles. Dans le même temps, Ernest gare, tueur à gages le jour, travesti le soir, se prépare à exécuter un nouveau contrat qui porte précisément sur la personne de Hanah Baxter. Celle-ci, entendue par la police belge que dirige le commissaire Peeters, va collaborer avec lui et avec son équipe pour tenter de résoudre la mort atroce d’un homme dévoré par une meute de pitbulls. Elle va aussi s’intéresser à un étrange manoir situé non loin du lieu où la victime a été dépecée. Voilà pour le pitch.

Quand, malgré les vicissitudes de la vie domestique, on n’a de cesse de retourner au roman qu’on est en train de lire, c’est un très bon signe. J’ai été littéralement happé par cette intrigue animée par des personnages hors normes, manipulés par une marionnettiste surdouée qui parvient à camper des personnages auxquels on s’attache et à rendre presque sympathique le tueur à gages. Sans oublier Berlioz que je vous laisse découvrir. Pourtant, question meurtres, accrochez-vous. Il y des scènes dignes d’un snuff movie, avec du sang, de la souffrance et des meurtres dont l’horreur dépasse l’entendement. Et pourtant, le tout passe très bien tant on est captivé par ce suspense sans temps morts qui fonctionne comme une mécanique bien huilée. Et, ce plus que représente une très belle écriture. Je ne connaissais Sonja Delzongle que pour l’avoir croisée en tant que collègue sur un ou deux salons. Je n’avais encore rien lu d’elle. Je vais rattraper cette faute impardonnable en découvrant ses autres romans. À lire sans modération.

L’homme de la plaine du Nord, de Sonja Delzongle, Editions Denoël puis Folio policier, février 2021, 439 pages.

 

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 13:59

Mon prochain roman paraîtra le 28 octobre 2022 aux éditions Lajouanie.

La présentation en 4ème de couverture est simple :

"Un fameux antiquaire aixois, féru de littérature policière, met Payardelle au défi de retrouver un roman écrit en 1866, par Emile Gaboriau, le père du roman policier. Le commissaire, bien qu’enquêtant sur deux assassinats survenus dans le Var et dans les Bouches-du-Rhône, relève ce défi. Ses recherches sur ce roman oublié vont troubler ses investigations du moment. Du passé, personne ne peut faire table rase..."

Ce roman policier se compose de deux récits : une enquête sur deux assassinats menée de nos jours en Provence par le commissaire Théo PAYARDELLE et un récit situé en 1866 dans un domaine et un château du Var où Emile GABORIAU est venu s'isoler pour prendre des notes en vue de l'écriture d'un roman.

Quel rapport entre ces deux récits ? Une sombre affaire qui remonte du passé pour interférer avec l'enquête de PAYARDELLE.

En même temps, ce polar se veut un hommage à Emile GABORIAU, le père du roman policier, et une tentative pour le ramener en pleine lumière.

Voici l'avertissement qui figure en tête du roman :

Avertissement

 

"Avec ce roman, je voulais rendre hommage à celui que tout le monde s’accorde à reconnaître comme le père du roman policier moderne. Son agent de la sûreté, Lecoq, a, de l’aveu même de sir Arthur Conan Doyle, servi de modèle pour le personnage de Sherlock Holmes. Un écrivain talentueux que d’aucuns n’ont pas hésité à présenter comme l’héritier de Balzac dont, au demeurant, il se réclamait. Un écrivain auquel la littérature policière contemporaine doit beaucoup et qui, aujourd’hui, ne jouit pas de la renommée qu’il mériterait. Je veux parler ici de Émile Gaboriau, un romancier parmi les plus populaires, les plus prolifiques et les plus lus au XIXe siècle. Il n’est pas question pour moi de vous livrer ici une notice biographique. D’autres l’ont fait avant moi et bien mieux que je ne pourrais le faire. Je me contenterai de citer deux noms : Roger Bonniot qui, au terme d’un considérable travail de recherche, publia en 1985 une biographie qui fait référence et Jean-Louis Berthet dont l’ouvrage très intéressant, paru en 2016, met en relation l’homme, l’écrivain et le témoin de son temps pour mieux comprendre son œuvre et sa démarche littéraire. C’est cette dernière biographie qui m’a permis d’approfondir la vie et l’œuvre de Émile Gaboriau et dans laquelle j’ai trouvé les éléments qui ont motivé l’écriture de ce roman. Il convient de savoir que la vie et l’œuvre de Gaboriau comportent quelques « trous noirs ». On sait, par exemple, que quelques-unes de ses créations poétiques, théâtrales et peut-être romanesques, ont disparu. On sait aussi qu’il a effectué, avec sa compagne, un voyage en Provence, région où il avait l’intention de situer l’intrigue d’un de ses romans. Ce roman n’a jamais été publié. A-t-il seulement jamais été écrit ? On sait qu’il s’est déplacé de Marseille à Menton, c’est tout. Le détail de son séjour reste aujourd’hui encore un mystère. J’avais moi-même envie de situer mon roman en Provence, dans un lieu que j’affectionne particulièrement. Quelle plus belle occasion ? J’ai cherché à résoudre ce mystère au travers d’une fiction qui conduirait mon personnage récurrent, Théo Payardelle, à tirer au clair une affaire contemporaine, en lien avec une autre survenue 150 ans plus tôt dans un petit coin de Provence, ce que les AngloSaxons appellent un cold case et qui aurait eu pour témoin Émile Gaboriau. Le texte de ce roman comporte des références (en italique) à des éléments d’un roman d’Émile Gaboriau qui entretient avec le mien un lien très étroit que vous comprendrez après avoir lu cette histoire. Il fait aussi une large place à Amélie Rogelet, la compagne de l’écrivain qui fut sa collaboratrice. À vous, chers lecteurs, de juger du résultat. En espérant que ce polar vous donnera l’envie de découvrir son œuvre qui est passionnante."

 

 

 

 

 

 

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18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 15:01

Avec « Minuit dans la ville des songes », c’est à la lecture du roman de sa vie que nous invite René Frégni. Mais c’est une lecture qui n’a rien du caractère inodore, incolore et sans saveur que revêt le genre autobiographique quand, trop souvent, les auteurs se donnent le beau rôle, édulcorant la réalité en gommant les zones d’ombre et les aspérités trop vives de leur existence. C’est au contraire à un grand morceau de sincérité et à une belle tranche de vie que nous convie René. C’est le rappel sans concessions d’une enfance turbulente et d’une adolescence tumultueuse passées l’une et l’autre sur la corde raide. L’enfant, l’adolescent mais aussi le jeune adulte flirtent en permanence avec la ligne rouge qu’il leur arrive fréquemment de franchir. On ne s’ennuie pas à suivre le cours de cette existence mouvementée, régulièrement sur le fil du rasoir, confrontée à des choix déchirants, effectués le plus souvent par conviction ou par amitié. C’est l’expression d’une philosophie de la vie où René Frégni dit toute son aversion pour la société verrouillée de sa jeunesse, celle d’avant 1968, où il exprime son choix pour la liberté d’esprit et la rébellion. À l’insouciance turbulente des jeunes années, succèdent les difficultés des cavales successives pour échapper aux autorités militaires qui le traquent. En cela, c’est aussi un beau roman d’aventures car René Frégni est un personnage romanesque, un fuyard qui, dans sa clandestinité, tombe sans cesse de Charybde en Scylla. Par bonheur, il y a dans cette vie tourmentée, des intermèdes, des moments de calme qu’il vit caché dans des retraites provençales ou corses, avec la complicité de vieux amis ou d’amis de rencontre. René Frégni évoque alors avec talent ce qui fait le sel de la vie, le bonheur, l’amour et l’amitié. Car ce livre est un hymne à l’amitié et à l’amour, un hymne à l’insouciance qui s’oppose au conformisme social. C’est enfin une déclaration d’amour à la Provence et, d’une façon plus générale, à la douceur méditerranéenne qui s’opposent à Verdun et, en général à la froideur du Nord où il a connu l’enfer de la caserne et qu’il tient pour les symboles de l’endoctrinement et du conditionnement social. Pour autant, j’adresse à René un petit clin d’œil : Peut-on trouver plus beau symbole du non-conformisme et de la rébellion que Rimbaud qui, pourtant, naquit et grandit à Charleville, à peu de distance de Verdun ? À 37 ans, à la veille de sa mort, il fuyait encore la justice militaire.

Je ne peux terminer cette chronique sans évoquer l’écriture de René, toujours aussi élégante, poétique, que l’on savoure comme une friandise. Car, ce livre, c’est aussi et surtout une ode à la lecture et à l’écriture. L’histoire qu’il nous conte est celle d’une grande victoire sur le sort et d’une magnifique conquête au terme de laquelle il a accédé au statut d’écrivain reconnu. Cette autobiographie se lit comme un roman passionnant que j’ai dévoré en quelques jours et avec gourmandise dans ma retraite gersoise. Je vous recommande cette lecture comme celle de « Dernier arrêt avant l’automne ». Il est essentiel de se nourrir des œuvres des grands écrivains.

« Minuit dans la ville des songes », de René Frégni, Gallimard Collection blanche, janvier 2022, 255 pages, 19 € 50.

 

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5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 13:38

Je viens de refermer « Les diamants de Waterloo » avec un pincement au cœur tant j’ai pris plaisir à cette immersion dans la période tumultueuse mais ô combien passionnante qui a suivi la chute de Napoléon Ier. Nous sommes en 1815. L’empereur a été vaincu à Waterloo et, dans la débâcle qui a suivi, une de ses voitures est tombée entre les mains des Prussiens. Elle transportait une cargaison précieuse et notamment les diamants de Pauline Borghèse. La monarchie a été restaurée et les Bonapartistes sont pourchassés. Talleyrand, en disgrâce, demande secrètement à Jérôme Blain, un ancien officier de l’armée impériale, qui relève d’une blessure à Waterloo, de remettre la main sur les fameux diamants. Alors qu’on peut les supposer quelque part en Prusse, c’est en Normandie, dans la propriété d’un ancien colonel de l’armée impériale, que Jérôme, surnommé « capitaine Sabre » en raison de son talent à manier cette arme, va les rechercher. Son enquête va être une suite ininterrompue d’actions, un continuum de rebondissements digne du meilleur des romans d’aventure. Finira-t-il, malgré tous les obstacles et les dangers qui se dressent sur sa route, à retrouver les fameux bijoux ? C’est un roman historique et de suspense impressionnant qui m’a captivé de bout en bout. On sent une auteure passionnée par son sujet. On se laisse entraîner dans le cours d’une fiction flirtant sans cesse avec une réalité historique remarquablement maîtrisée qui donne corps et crédibilité au récit. Les notes de bas de page sont très intéressantes. Les personnages sont bien campés, l’écriture est élégante et le récit ne souffre d’aucun temps morts. Valérie Valeix connaît tellement bien cette période qu’on a l’impression qu’elle l’a traversée dans une autre vie. L’arrière-plan documentaire donne encore plus de brillant à ce que je qualifierai de réussite littéraire. Valérie Valeix a été membre de la Fondation Napoléon et son roman a été primé. Je recommande vivement cette lecture aux passionnés de polars historiques mais pas que….

Les diamants de Waterloo, de Valérie Valeix, éditions du Palémon, 2019, 375 pages, 10 €.

 

 

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 08:30

J’étais déjà un inconditionnel de Pierre Pouchairet. Ce nouvel opus ne fait que me renforcer dans mon attachement aux enquêtes des trois Brestoises. Une intrigue magnifiquement ciselée, servie par des personnages puissamment campés, par son rythme soutenu mais aussi par une écriture sans défaut. Avant l’apparition des personnages familiers de Pierre Pouchairet, les premiers chapitres explosifs donnent le ton de cette histoire : à Muret, près de Toulouse, un puissant et dangereux trafiquant de drogue est sous les verrous à la suite d’une opération d’infiltration. Sa femme et un avocat véreux sont ses seuls liens avec l’extérieur. Il compte toutefois sur un complice, un ancien policier turc flanqué de tueurs aussi dangereux que déterminés pour l’aider à s’évader. Dans le même temps, en Bretagne, une villa fait l’objet d’un cambriolage mené par une bande de jeunes, pour certains de bonne famille, sous la conduite d’un petit caïd de banlieue. Parmi eux, se trouve un hacker de génie. Quel rapport entre ces deux données de l’histoire ? C’est précisément ce que la commandant Léanne Vallaury va découvrir et qui va la plonger ainsi que ses amis dans une enquête aussi complexe que risquée. On y retrouve une policière brestoise toujours aussi fantasque et risque-tout comme on l’aime. Au fil des chapitres, le rythme s’accélère et tient le lecteur en haleine. Les actions s’entrechoquent. Un véritable « page turner ». Le dénouement est une véritable surprise qui donne à penser que l’on retrouvera, face aux Brestoises, l’un des personnages qui, au dernier chapitre, réserve une surprise. En connaisseur, l’auteur de polars que je suis tire sa révérence à Pierre Pouchairet qui confirme ici - mais en était-il besoin ? - qu’il est un des maîtres du genre. « Mortels déclics » est une belle réussite dont je recommande chaudement la lecture. J’attends avec impatience le suivant.

Mortels déclics, de Pierre POUCHAIRET, éditions  du Palémon, mai 2022, 331 pages, 10 €.

 

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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 21:31

Si vous aimez les romans historiques, avec une bonne dose de suspense, mais aussi avec un réalisme qui vous donne l’impression d’avoir réellement voyagé dans le temps, alors lisez « Les âmes noires de Saint-Malo », de Hugo Buan. Une magnifique fresque du pays malouin à l’époque du Consulat. L’histoire est simple : Bonaparte vient d’être nommé consul et, sous la houlette de Fouché, Pierre-Marie Desmarest, le chef de la Sûreté, envoie des enquêteurs en province pour restaurer l’ordre. Le commissaire Darcourt en fait partie et, à ce titre, il a été nommé Commissaire général de l’arrondissement de Saint-Malo et de Saint-Servan. Louis Darcourt s’impose en terre malouine avec une autorité qui surprend. Il est accompagné de Joseph, un ami métisse, qui a combattu à ses côtés sous les ordres de Bonaparte. À son arrivée, on découvre le corps d’un homme qui a été assassiné. Darcourt enquête. Mais, parallèlement à son enquête officielle, ce Malouin d’origine dont le véritable nom est Louis Hervelin, cherche à faire la lumière sur une affaire vieille de dix ans qui a décimé sa famille. Au fil d’un suspense bien dosé et rythmé, Hugo Buan nous guide dans la découverte de Saint-Malo au début du XIXe siècle. Une découverte historique et sociologique des plus intéressantes servie par une belle écriture. Je vous conseille cette lecture qui m’a tenu en haleine. Les dernières pages appellent à l’évidence une suite.

Les âmes noires de Saint-Malo, de Hugo Buan, éditions du Palémon, décembre 2021, 329 pages, 10 €.

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 22:32

Sous une forme romancée, « L’académie Baudelaire » conte la tentative de l’auteur des « Fleurs du mal » pour entrer à l’Académie française. Le poète, récemment condamné par la Justice pour la publication de son œuvre jugée sulfureuse, est tenu en basse estime par la plupart des membres de cette institution conservatrice, plus soucieuse de veiller jalousement sur l’orthodoxie littéraire qu’à reconnaître et encourage les vrais talents. Les quelques académiciens qui le tiennent en amitié ou en estime se dérobent néanmoins. De surcroît, Baudelaire s’est commis dans des pamphlets peu amènes envers plusieurs académiciens qui lui en tiennent rancune. En présentant sa candidature pour siéger parmi les Immortels, il imagine pouvoir se réhabiliter aux yeux de ses pairs. En fait, cette campagne vouée d’avance à l’échec va lui faire prendre conscience du fait que la véritable immortalité se conquiert autrement, en restant lui-même et en tablant sur son seul talent. Il possède un cercle d’amis fidèles, admirateurs clairvoyants qui vont l’encourager en ce sens et lui faire entrevoir une académie autrement plus prestigieuse.

Loin d’un récit biographique aride, ce livre propose au lecteur un récit plaisant qui le promène dans le Paris de la bohême artistique, l’amène à croiser de grands noms du monde des lettres et donne de Baudelaire l’image réhabilitée d’un des géants de la littérature française. Parallèlement, il propose une réflexion très intéressante sur la création et sur le statut de l’écrivain, servie par une écriture élégante et un niveau de langue soutenu. Enfin, l’arrière-plan documentaire est impressionnant et contribue fortement à la qualité de ce roman.

Voilà, en la personne de Jean-Martin Clément Borella, un talent prometteur. Je conseille vivement la lecture de cet ouvrage qui m’a captivé.

L’Académie Baudelaire, de Jean-Clément Martin Borella, L’Harmattan, décembre 2021, 221 pages,  21 €.

 

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 09:08

 

J’étais, depuis sa première apparition, un inconditionnel du commandant Merhlicht, l’inénarrable et irrésistible personnage de Nicolas Lebel mais, je crois qu’il va devoir se pousser un peu pour faire de la place à sa collègue Yvonne Chen, la nouvelle créature de ce romancier hyper talentueux. Totalement différente de Mehrlicht, Chen est un personnage hors normes, une policière atypique, idéale pour servir le genre d’histoires qui sont au cœur de « Le Gibier » et de « La capture », deux opus qui s’annoncent comme les deux premiers tomes d’une trilogie. Quand on lit Nicolas Lebel, on est tenté de donner dans le superlatif. « La capture » développe une intrigue comparable à une toile tissée par une araignée aussi diabolique que les personnages qui l’animent. L’idée est simple mais géniale : les « Furies » constituent ce qu’on pourrait appeler une association ou encore une confrérie secrète qui, moyennant de substantiels honoraires, joue les redresseurs de tort mais en usant de moyens criminels. Yvonne Chen, lieutenant de la police judiciaire parisienne, les pourchasse. Dans « La capture », cette traque la conduit sur une île bretonne, terre de désolation où son chemin croise celui d’autres enquêteurs venus pourchasser un criminel de guerre. Cette rencontre improbable donne un cocktail détonnant, une histoire passionnante, une de ces intrigues qui vous conduisent à vous extraire du monde pour connaître la suite et surtout la fin que ce magicien de Nicolas Lebel parvient à rendre surprenante. Un sommet de la littérature policière que je vous invite à gravir pour votre plus grand plaisir.

La capture, de Nicolas Lebel, Le Masque, mars 2022, 283 pages, 20 € 90.

 

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 13:44

Deux de mes romans viennent de sortir en poche : Un charmant petit village et La caresse des orties. Deux enquêtes de Théo Payardelle qui ont connu un beau succès en grand format. En octobre 2021, on avait dépassé les 6 000 ventes pour le premier nommé et sans doute quelques milliers de lecteurs supplémentaires quand on sait combien de fois ce roman a circulé de mains en mains et a été emprunté dans les bibliothèques. Je ne pense pas exagérer en affirmant que le total de mes lecteurs doit dépasser le seuil des 10 000.

Ces sorties en poche sont donc la traduction d'un succès à la fois en librairies et en téléchargements sur des sites dédiés. Leur parution au format poche avec un pris divisé par deux ( 9.90 € pour la version papier et 5.99 pour la version numérique ) devrait les relancer. 

 

 

 

La sortie en poche, la traduction du succès...
La sortie en poche, la traduction du succès...
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Issn 2267-0947

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