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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 14:51

Ames sensibles s’abstenir. Pour autant, c’est un polar prenant qu’on ne lâche pas tant on a envie de connaître la suite. Si le fond de l’histoire est sordide, l’intrigue est bien construite, bien traitée et le récit mené sur un rythme alerte. Le suspense est entretenu de la première à la dernière page sans temps morts. Un style incisif sert à la perfection un récit mené tambour battant. Le côté dramatique de l’histoire n’exclut pas quelques touches d’humour et, par moments, une forme de satire sociale. Avec cet opus, Jean Dardi crée un personnage original, une policière spécialisée dans la traque de criminels s’attaquant à des enfants et autorisée par sa hiérarchie à s’affranchir des procédures. Surnommée à juste titre « la louve », c’est une sorte de fauve qui traque des prédateurs. En l’occurrence, dans « Le voleur d’âmes », elle se lance sur les traces d’un serial killer qui, depuis une vingtaine d’années, s’en prend impunément à des adolescentes dans un petit coin de la Bourgogne. Ce détraqué, après les avoir tuées, prélève leurs yeux. C’est là le côté un peu trash de l’histoire mais qui ne nuit pas à son intérêt pour les amateurs de vrais thrillers. L’idée de cette intrigue est originale. L’aspect psychologique des personnages est bien traité. Les amateurs du genre se régaleront.

Le voleur d’âmes, de Jean Dardi, éditions Inceptio, octobre 2021, 396 pages, 19 € 90.

 

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 13:43

J’ai retrouvé avec un immense plaisir la fine équipe des Brestoises magnifiquement campées par Pierre Pouchairet qui, grâce à leurs enquêtes, m’a rendu addict à sa littérature policière. Un univers très sympa, dont les personnages ont un professionnalisme qui est à l’image de leur créateur mais aussi une fantaisie qui rend cette série très plaisante. Ce nouvel opus a ce charme supplémentaire de s’inscrire dans un contexte que je connais bien, celui des salons du polar que nous hantons tous les deux. Un autre acteur donne à cette histoire une saveur particulière : il s’agit du fameux prix du Quai des Orfèvres, dont Pierre Pouchairet a été l’un des lauréats. Le point de départ est simple : un sérial killer a décidé de tuer les lauréats de ce prix, sans doute par jalousie pour ne pas avoir été lui-même primé. La suite est plus compliquée pour les enquêteurs qui vont devoir affronter le monde très fermé des hackers. C’est une histoire qu’on dévore avec un immense plaisir. J’ai particulièrement apprécié, en plus du suspense et de la fluidité de l’écriture, les clins d’œil à un cercle que je connais bien et dans lequel, sous d’habiles pseudonymes, j’ai néanmoins reconnu des gens que je croise régulièrement. J’ai beaucoup aimé aussi l’autodérision dont était capable l’auteur de « Mortels trafics » qui connaîtra bientôt la consécration au cinéma. Un grand bravo pour ce nouvel opus qui devrait ravir les amateurs de bons polars dans lesquels l’action, l’humour et le suspense se sont donné rendez-vous.

Du sang sur le Quai, de Pierre Pouchairet, éditions Palémon, octobre 2021, 324 pages, 10 €.

 

 

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 13:15

Je viens de terminer la lecture de « Les sœurs de Montmorts », de Jérôme Loubry et j’en sors bluffé. Cet homme est un sorcier, un expert en machiavélisme. Tout au long des 4/5ème de son polar, il vous entraîne dans une histoire plus que déroutante et, pour tout dire, il vous balade, tant par le sujet ( Une intrigue qui prend appui sur une histoire de sorcières jetées du haut d’une montagne ) que par le lieu dans lequel se déroule cette intrigue ( Un petit village qui possède néanmoins un commissariat de police et qui est la propriété d’un richissime industriel ). Un village dans lequel règne un climat délétère, dont certains citoyens entendent des voix et où se succèdent des morts étranges qui prennent l’aspect de suicides. Le commissaire fraîchement arrivé dans cette petite communauté doit se rendre à l’évidence : il se passe quelque chose de bizarre, voire de paranormal. La tension et l’angoisse montent en intensité jusqu’au point de bascule au-delà duquel je n’irai pas pour ménager votre suspense et votre plaisir qui seront allés crescendo et qui vont vous préparer à une étonnant rebondissement.

J’ai pris un énorme plaisir à lire ce polar, bien construit, bien écrit, original par son intrigue, au suspense intense et au dénouement déconcertant, qui confirme le grand talent de Jérôme Loubry. A découvrir absolument.

Les sœurs de Montmorts, de Jérôme Loubry, Calmann-Lévy, août 2021, 425 pages, 20 € 50.

 

 

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 17:15

Un véritable bijou, voilà résumé en trois mots le roman policier historique d’Eric Fouassier. Comment le présenter sans trop en dire ? Nous sommes en 1830. Après trois journées révolutionnaires, connues sous l’appellation des Trois glorieuses, à l’issue desquelles le peuple a l’impression de s’être fait confisquer la victoire par la bourgeoisie, l’ambiance est délétère. Louis-Philippe est monté sur le trône. On sent que la situation politique instable peut déraper à tout moment, sous n’importe quel prétexte. A Paris, on ne sait quand, un enfant réussit à échapper à un prédateur sexuel qui le retenait emprisonné dans une cave sordide en compagnie d’un autre enfant qui, lui, n’a pas eu l’opportunité d’échapper aux griffes du monstre. C’est précisément ce monstre que traque le jeune inspecteur Valentin Verne, agent du service des mœurs. Ce monstre a pour surnom Le vicaire et, depuis un moment, il lui file entre les doigts comme il a réussi à échapper à son père, lui-même policier. Mais voilà que, au regard des compétences qu’il affiche, le patron de la Sûreté, la Police judiciaire de l’époque, recrute Valentin parmi son équipe pour résoudre une délicate affaire portant sur des morts suspectes dont celle du fils d’un personnage très important et membre influent de la chambre des pairs. Valentin Verne mène une enquête risquée, se confronte à toutes sortes de dangers et met sa vie en péril. Ce personnage étonnant qui a fait de brillantes études de chimie a préféré embrasser la carrière de policier. Mais il va mettre au service de son enquête ses connaissances scientifiques. Il va aussi bénéficier de l’aide d’un illustre policier à la retraite : un dénommé Vidocq. Après bien des péripéties, Valentin Verne finira par mettre à jour un complot dont il va découvrir avec le plus grand étonnement l’instigateur. Ce succès va le porter à la tête du Bureau des affaires occultes créé pour résoudre ce genre d’affaires. On va aussi faire une étonnante découverte à propos du parcours de valentin Verne depuis l’enfance. Ajoutons à cela qu’il va vivre une aventure sentimentale. On comprend ainsi que ce roman contient tous les ingrédients qui ont fait, en leur temps, le succès des grands classiques du genre.

Le récit est servi par une très belle écriture, parfaitement en adéquation

 avec le style de l’époque. Le lecteur apprend beaucoup de choses, non seulement dans le domaine de la pharmacologie dont Eric Fouassier est un éminent spécialiste, mais aussi sur un plan historique et sociologique. Sur un plan lexical également. Le rythme est soutenu et le suspense est constamment entretenu. On est tenu en haleine du début jusqu’à la fin.

Je dois dire qu’après cette lecture, il va me falloir un peu de temps pour retrouver le même souffle, le même talent, dans mes lectures ultérieures. Je viens d’achever l’écriture d’un polar dont une partie se situe elle aussi au XIXe siècle. La lecture du « Bureau des affaires occultes » m’a donné envie de m’attarder encore dans ce siècle si passionnant dont Eric Fouassier a intégré aussi brillamment son intrigue. J’ai aussi contracté l’envie de lire la suite des aventures de Valentin Verne car je devine que le Bureau des affaires occultes n’a pas fini de faire parler de lui.

Le bureau des affaires occultes, de Eric Fouassier, Albin Michel, mai 2021, 356 pages, 20 € 90.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 15:15
La dualité de la littérature policière...
La dualité de la littérature policière...
La dualité de la littérature policière...

"Car il y a plus dans le roman de Jean-Michel Lecocq que le nécessaire suspense", a écrit un collègue et ami, auteur de grand talent, après avoir lu Le squelette de Rimbaud. On ne pouvait me faire plus beau compliment. En écrivant cela, il évoque la dualité qui existe en littérature entre, d'un côté, les amateurs de polars trépidants dans lesquels les enquêteurs n'ont pas le temps de souffler et où les évènements se précipitent, en s'entrechoquant à chaque page, où seule compte l'enquête proprement dite menée rondement et, de l'autre, ceux qui préfèrent les intrigues menées selon le rythme paisible d'un enquêteur qui, comme l'écrivait un chroniqueur, baguenaude entre les crimes à la recherche d'indices, sonde les cœurs à la recherche de la vérité et fait goûter aux lecteurs, en même temps qu'il enquête, une multitude de saveurs dont les priverait une enquête menée à la hussarde. On m'a reproché quelquefois de ne pas conduire mes intrigues à cent à l'heure, de m'attarder à ménager des pauses pour faire découvrir aux lecteurs un tas d'à-côtés, d'arrière-plans, de chercher à donner à mes histoires de la profondeur. C'est précisément ce dont je tire une certaine fierté, celle de ne pas me contenter de dérouler une simple procédure judiciaire, de ne pas privilégier l'action en cascade mais d'écrire de véritables romans, comme le faisait, au XIXe siècle, un dénommé Emile Gaboriau dont les premiers cités n'aurait sans doute pas apprécié la littérature. Il me semble que la qualité de l'écriture trouve plus facilement son compte dans la seconde catégorie que dans la première. Moins moderne diront certains sans être véritablement certains de pouvoir définir ce qu'il entendent par là. Car, l'écriture d'un Simenon demeure étonnamment moderne. En cela, au risque de paraître prétentieux, je me reconnais une filiation avec ces grands écrivains, auteurs de romans policiers, que sont Gaboriau, Simenon ou encore Magnan. Et je pourrai en citer bien d'autres. Après, chacun est libre d'avoir ses préférences.

 

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 21:19

Un de mes collègues, après avoir lu "Un charmant petit village", a porté sur ce roman ce jugement flatteur : " C'est du Simenon". 

Comme Maigret, Payardelle ne porte jamais d'arme. Comme le héros de Simenon, il mène des enquêtes en général complexes, voire compliquées mais suffisamment paisibles pour lui éviter de "défourailler" à tout va. Et, pourtant, dans "Trier les morts", il se met en danger, il frôle même la mort. Les conséquences de cette péripétie ont eu une importance déterminante pour le décor de l'enquête suivante, celle qui pourrait paraître en 2022. J'ai eu l'audace de faire courir des risques à Payardelle mais, qu'on se rassure : je ne caresse pas encore l'idée de lui réserver un sort funeste à l'image de ce qu'a fait Henning Mankell de son héros, Wallander.

"Trier les morts", c'est l'histoire d'une traque, le récit de la poursuite d'un homme insaisissable, un modeleur de génie qui réalise ses créations en résine à partir d'ossements humains et les écoule sur les marchés artisanaux. Mais quelle ne sera pas la surprise pour les enquêteurs, Payardelle en tête, de découvrir que, derrière ce personnage qu'on tient pour un pervers et pour un coupable idéal, se cache un prédateur encore plus redoutable.

 

 

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 10:03

Après « No problemo » dont la lecture m’avait emballé, voici une nouvelle pépite signée Emmanuel Varle. Elle s’intitule « En cavale » et vous propulse d’entrée de jeu dans un univers hors normes et qui, pourtant, correspond à une réalité de notre société. Xavier, un policier, viré pour une menue entorse à l’étique professionnelle qui l’a entraîné ensuite à devenir complice d’un dealer, part en cavale et trouve refuge dans la maison du frère d’un ami, ancien truand notoire, au milieu de la forêt et à proximité d’un camp de marginaux sur lequel règnent en maîtres absolus une vieille aristocrate friquée et végane et son amant, un ancien braqueur au tempérament agressif. Xavier va s’intégrer à cette faune disparate et haute en couleurs. Mais le danger rôde à l’extérieur : la police d’abord qui le pourchasse mais aussi de dangereux gitans qui ont un compte à régler avec l’homme qui l’abrite. Sans compter avec tous ces marginaux aussi barges les uns que les autres et dont il ne peut pas être absolument sûr de la loyauté.

C’est le genre de roman qu’on ne peut lâcher tant il est prenant. Il y a du rythme et celui-ci est servi par un style nerveux et une écriture adaptée au sujet. On n’imagine pas les lieux et les personnages on les voit comme si on y était. On se demande comment tout cet imbroglio va s’achever. Eh bien, on n’est pas déçu par le dénouement qui maintient l’action et les surprises jusqu’à la dernière page.

En cavale, de Emmanuel VARLE, Editions Lajouanie, Coll. Poche, 230 pages, septembre 2021, 9,90 €.

En cavale de Emmanuel Varle (editionslajouanie.com)

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 19:06
Rodin, Goujon, et bien d'autres noms de sculpteurs dont un certain Jules Talrich, modeleur de génie du XIXe siècle, servent de patronymes à ce camelot inconnu qui, sur le marché de Noël de Draguignan, présente ses créations en résine plus criantes de vérité que celles du musée Grévin. Des têtes de personnages célèbres et des pieds en guise de serre-livres, des avant-bras en guise de gratte-dos. Ses oeuvres d'un goût douteux mais brillamment réalisées ont du succès. Jusqu'au jour où, l'une d'elles ayant été brisée à cause de la maladresse d'une femme de ménage, un médecin-légiste se rend compte qu'elles contiennent de véritables os humains. Désormais, il faut retrouver ce type afin de connaître l'origine de ces ossements et ainsi de les dater, d'identifier leurs propriétaires et de découvrir la cause de leur décès. Mais, le modeleur est une véritable anguille qui ne laisse aucune trace derrière lui, seulement des indices qui sont sans doute autant de fausses pistes. Le commissaire Théo Payardelle, ses habituels comparses et un détective, aidés par des scientifiques du CNRS vont finir par mettre la main sur lui et parvenir à identifier ces ossements. Ils ont bouclé l'enquête. Du moins, le croient-ils. Mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Et celles-ci sont de taille. Payardelle qui balance entre un sentiment d'horreur et la curiosité que suscite en lui cet étrange artiste, va finir par se mettre en danger.
"Trier les morts" peut réserver d'incroyables surprises !

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 09:25

Quel plaisir de retrouver le trio magique que forment Léanne, Elodie et Vanessa, les trois personnages fétiches de Pierre Pouchairet !

 Dans « Le pont du Diable », elles font encore feu de tout bois. Trois jeunes femmes attachantes dont la personnalité séduit le lecteur en même temps qu’elles entretiennent le suspense au fil d’une enquête passionnante. Cette fois, il est question de réfugiés afghans qu’on retrouve morts dans un camion frigorifique quelque part en Bretagne. Toutefois, un enfant a réussi à s’échapper et à survivre au massacre. Car il s’agit bien d’assassinats. Qui est derrière cette horreur ? L’enfant rescapé cache à n’en pas douter des choses. La commandant Léanne Valori parviendra-t-elle à faire la lumière sur cette affaire ? Pierre Pouchairet met au service de son talent de romancier son expérience personnelle puisque, en qualité d’officier de police attaché à l’ambassade de France à Kaboul, il a baroudé en Afghanistan. Au vu de la situation actuelle, on constate que certains de ses propos sont prémonitoires. Les suspects se succèdent au rythme des fausses pistes. 418 pages de plaisir, un polar qui, au-delà d’un suspense haletant, met une nouvelle fois en valeur cette Bretagne à laquelle l’auteur est tellement attaché. Une lecture qui m’a permis, par ailleurs, de ne pas voir le temps passer au cours de mon hospitalisation. J’attends le prochain opus avec impatience.

Le pont du Diable, de Pierre Pouchairet, éditions du Palémon, juin 2021, 418 pages, 10 €.

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 08:18

"Un charmant petit village", paru en 2017, relatait une intrigue policière dans un petit village du Haut-Var.  Il inaugurait ma série de polars aux éditions Lajouanie. Ce fut un mini-best seller. Il a connu deux réimpressions, donc trois éditions, et a conquis, en version papier comme en téléchargements, quelques milliers de lecteurs; De facto, il a entraîné dans son sillage le succès des trois suivants :

. Le squelette de Rimbaud : une fantaisie policière centrée sur la disparition du squelette de Rimbaud dans le cimetière de Charleville-Mézières. Un vieux juge atypique accompagné d'un jeune policier vont mettre sens dessus dessous le département des Ardennes pour retrouver les restes du poète.

. La caresse des orties : mi-polar, mi-roman de terroir. La commissaire Payardelle retourne dans les Ardennes, sa région natale, pour faire la fête et oublier qu'il approche de son 50ème anniversaire. Mais, quand on retrouve le pays de sa jeunesse, le passé a toutes les chances de resurgir. Et ce passé va remonter à la surface pour l'entraîner dans une enquête complexe. Une sombre histoire de famille et une occasion de replonger dans la jeunesse ardennaise du commissaire..

. Disparitions : Un touriste niçois disparaît au cours d'un voyage organisé en Arménie. En Ecosse, c'est un étudiant toulonnais qui se volatilise. A priori, aucun lien entre ces deux affaires. Et pourtant... Le commissaire Payardelle part en Ecosse à la demande de Scotland Yard tandis que son ancienne adjointe, Marthe Sénard, part en Arménie pour épauler la police locale. Par quel mystère ces deux enquêtes vont-elle se rejoindre en Provence ?

. Le prochain, à paraître en octobre 2021, intitulé " Trier les morts", verra le commissaire Payardelle mener une chasse à l'homme à la recherche d'un modeleur qui sculpte ses oeuvres à partir d'ossements humains. Un final à la "Jean-Christophe Grangé". 

 

 

 

 

 

 

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Issn 2267-0947

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