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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 17:37

Coup de coeur : Les cathédrales du vide, de Henri Loevenbruck...

par Jean-Michel LECOCQ, vendredi 14 septembre 2012, 17:30 · 

Henri Loevenbruck nous offre ici un nouvel échantillon de son incontestable talent et de sa capacité à mêler les genres. Polar sur fond d’ésotérisme en même temps que roman d’action, « Les cathédrales du vide » entraînent le lecteur dans un tourbillon d’aventures sans temps morts, au fil d’un suspense savamment étayé par le mode de construction du récit. Dans la droite ligne du « Rasoir d’Ockham », l’auteur nous invite à vivre la suite des aventures d’Ari Mackenzie, agent des services de renseignement français, qui retrouve sur son chemin une mystérieuse et puissante organisation internationale. Celle-ci, sous prétexte de lutte pour la préservation de l’environnement, conduit, dans un endroit perdu au milieu de la forêt amazonienne, des recherches secrètes pour lesquelles elle a séquestré d’éminents scientifiques. Aidé de ses fidèles amis, Krysztov, son garde du corps dans « Le rasoir d’Ockham », et Iris, sa collègue, il va tenter de déjouer les plans de celui qui se fait appeler le Docteur. La fable, c’est-à-dire l’histoire que raconte le roman, est la juxtaposition puis la rencontre de plusieurs récits qui mettent en scène, pêle-mêle, deux scientifiques en fuite, la fille d’un géologue retenu par l’organisation, des agents d’un service de renseignement rattaché à la Commission européenne et jusqu’à Nicolas Flamel, célèbre alchimiste du XIVe siècle, qui fait de régulières apparitions dans l’intrigue. Une mention aussi pour un autre récit dans le récit qui évoque Lola, l’ancienne conquête d’Ari, toujours présente dans son cœur et qui ressemble à s’y méprendre à la Camille d’Adamsberg ( Pour les aficionados de Fred Vargas ). L’ensemble de ces récits habilement introduits selon une savante alternance, va, au fil du livre, n’en faire plus qu’un. Le « sujet », c’est-à-dire la façon dont les éléments de la « fable » sont introduits, est remarquablement agencé, ce qui contribue à entretenir l’épaisseur du suspense. Comme dans « Le testament des siècles », la fin parfaitement amenée se double d’une morale réaliste. Un roman qui se laisse lire facilement et qui m’a laissé une agréable impression.

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