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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:53

Le commissaire Payardelle qui est le personnage central de "Rejoins la meute" est promis à devenir un personnage récurrent. Après l'avoir mis en scène dans les Cévennes, je le conduis cette fois à enquêter sur la Côte d'Azur. Payardelle et son équipe feront l'objet de l'illustration réalisée par Frédéric Lefol pour "Rejoins la meute" et que j'aurai sans doute prochainement l'occasion de vous dévoiler. Ce sixième manuscrit n'a pas encore de titre.

 

Sainte-Maxime, le 26 juillet 2011, 14 heures,

 

    Théo Payardelle ne supportait pas la Côte d’Azur. L’unique raison qui l’avait poussé à accepter la demande de Jouve résidait dans la seule idée recevable à ses yeux : la perspective de retrouver son équipe fétiche, ses mousquetaires comme il se plaisait à les nommer. Un an après leur escapade dans les Cévennes, il reconstituait l’équipe gagnante que formaient Marthe, Marco et César, ses comparses si précieux pour ces enquêtes un peu spéciales que lui confiait le nouveau patron de la DCRI. Car Jouve avait pris du galon. La réussite de leur enquête cévenole et, dans la foulée, le succès des négociations pour la signature d’une convention de partenariat entre la France et l’Angleterre lui avaient valu d’être promu directeur général.

    Jouve l’avait reçu, une fois de plus, dans son bureau à l’ambiance feutrée pour lui apprendre que la fille du ministre de l’intérieur venait d’être assassinée dans le Var, alors qu’elle passait quelques jours de vacances à Sainte-Maxime. Théo était déjà au courant de l’information qui n’avait plus rien de confidentiel depuis que les journaux de la veille l’avaient largement rapportée et abondamment commentée dans leurs colonnes. Cette regrettable conjonction entre les agissements d’un tueur en série et une escapade de la fille de son ministre sur la Côte avait eu raison de ses congés parisiens, les premiers qu’il s’octroyait depuis plus de deux ans.

    - Vous prendrez une quinzaine de jours en octobre ! lui avait déclaré Jouve, comme si cette idée pouvait suffire à le consoler de devoir embarquer dès le lendemain dans le premier TGV pour Saint-Raphaël.

    Outre le fait de retrouver ses équipiers, il devait bien y avoir aussi, dans sa décision de répondre favorablement à la sollicitation de Jouve, quelque chose comme la perspective de fuir un temps la capitale devenue trop étouffante, avec la chaleur qui sévissait depuis une dizaine de jours. La canicule n’était supportable que dans le Midi, là où elle avait sa place normale, au bord de la mer, là où se concentraient les estivants avides de soleil et de chaleur. Pas à Paris où l’on transpirait jusque tard dans la nuit, dans un appartement cossu, certes, mais dont le seul élément de confort absent était précisément la climatisation. La seule solution était d’enfiler une chemisette, un pantalon léger et d’aller se vautrer à une terrasse, quelque part sur les quais, histoire d’attendre que, passé minuit, l’air qui montait de la Seine vous apporte un semblant de fraîcheur.

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