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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:04

vargas-copie-1Un internaute, fidèle de ce blog m'a orienté vers une interview que Fred Vargas vient de donner à un magazine culturel breton. Un grand merci à Hervé. C'est la preuve que l'interaction entre ce blog et ses lecteurs fonctionne. Les aficionados de Fred Vargas vont jubiler mais ils devront patienter jusqu'au printemps.

 

http://www.bretagne-actuelle.com/fred-vargas-on-n-imagine-pas-un-roman-policier-recevoir-de-prix-litteraire-/l-invite/l-invite/853-7-15

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:31

le-vase-de-bamberg.pngEn 1860, Edouard-Scott de Martinville invente le phonautographe, un appareil qui, dix-sept ans avant l’invention du phonographe par Edison, permet de graver la mémoire d’une voix. C’est le premier enregistrement connu d’une voix humaine. C’est tout du moins de que l’on croyait jusqu’à ce que le cardinal di Lupo, dignitaire haut placé dans la hiérarchie du Vatican, prétend que des enregistrements plus anciens existent. Il postule ainsi l’existence de « sons fossiles » qui seraient gravés dans les sillons de vases anciens. Il est même convaincu qu’il existe un enregistrement de la parole du Christ. Celle-ci serait enregistrée dans un vase datant du 1er siècle de notre ère et appelé le vase de Bamberg. Mais, bien sûr, là commence la fiction. Le cardinal va charger son protégé, John Robert Quantius, de récupérer ce vase afin de l’acheminer au Vatican où, grâce à un dispositif technologique sophistiqué, une équipe, constituée dans le plus grand secret, va pouvoir prendre connaissance de la parole du Christ. Voilà un polar qui sait combiner action, suspense et érudition. S’inscrivant dans la lignée du Da Vinci code, l’auteur ( ou je devrais dire les auteurs puisqu’il semble s’agir d’un pseudonyme masquant deux personnes ) nous livre là un roman abouti tant du point de vue du style que du point de vue de sa qualité documentaire. Je précise seulement que la lecture de certains passages n’est pas forcément aisée lorsqu’on y traite de philosophie, de physique, d’histoire des religions ou encore d’herméneutique. C’est le prix à payer pour aller au terme de ce polar au demeurant passionnant qui apparaît comme le premier tome d’une série dont John Robert Quantius est appelé à devenir le héros. A découvrir.

Le vase de Bamberg, de Paul Hornet, Cherche-midi, octobre 2014, 412 pages, 20 €.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:50

code-93.pngQuand, dans le 93, on retrouve successivement un cadavre émasculé qui ressuscite sur la table du légiste, quand ce cadavre qui n’a pas été tué par balle porte un chandail avec trois trous rouges dans la poitrine et quand on retrouve, quelque temps plus tard, le propriétaire du chandail qui semble avoir été victime d’une combustion spontanée, avouez qu’il y a de quoi se poser des questions. Et ce sont ces questions auxquelles vont devoir répondre le capitaine Coste et son équipe. Ces meurtres recouvrent quelque chose de plus profond, de plus sordide et surtout de plus inquiétant qui semble répondre à l’appellation de Code 93. Dans un style nerveux et sans fioritures, Olivier Norek déploie une intrigue où l’action est présente en permanence. Pas de temps morts dans ce polar qui met en scène une affaire invraisemblable que l’auteur rend pourtant plausible. Appartenant au sérail, Olivier Norek recourt à un langage « maison » qui prend parfois des allures de langue pour initiés et il lui faut recourir, de loin en loin, à des renvois en bas de page. Des passages techniques dus à la compétence professionnelle de l’auteur qui aurait pu lui valoir le prix du Quai des Orfèvres mais une histoire dont on ne perd pas le fil et qui reste accessible. Un léger reproche : le suspense est un peu entamé une centaine de pages avant la fin mais la construction du roman l'exigeait. Néanmoins, un bon petit polar pour passer un agréable moment.

Code 93, de Olivier Norek, Pocket, octobre 2014, 341 pages.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:41

avant-d-aller-dormir.pngCette édition en poche est la reprise d’un titre paru il y a deux ans en grand format. Il a obtenu le prix SNCF du polar 2012 et fait actuellement l’objet d’une adaptation cinématographique. Est-ce un thriller ? Oui, si l’on en juge par les cent dernières pages. Mais d’un genre très particulier. Une femme se réveille un matin dans une chambre qu’elle ne reconnaît pas, auprès d’un homme qu’elle n’a jamais vu et, lorsqu’elle se rend dans la salle de bain, elle voit dans le reflet que lui renvoie le miroir le visage d’une femme de cinquante ans alors qu’elle en a tout juste trente. Christine est amnésique et ses souvenirs de la veille s’effacent dès son réveil. L’homme qui dort à côté d’elle l’assure qu’il est son mari et qu’il se nomme Ben. Ben travaille dans un établissement scolaire où il dit être responsable du département chimie. Dans la journée, alors que Ben est au travail, Christine reçoit l’appel d’un certain docteur Nash qui lui dit la contacter chaque jour afin de lui rappeler qu’elle doit tenir son journal qui est caché dans le fond de sa garde-robe. Il lui demande aussi de venir le voir car il a entrepris de la suivre afin de la soigner. Jour après jour, à l’aide de son journal et du docteur Nash et à l’insu de son mari, Christine va faire des progrès. Des bribes de souvenirs lui reviennent. Mais, loin de la rassurer, ces flashs issus du passé la déconcertent, l’inquiètent et la déstabilisent. Doit-elle se méfier de Ben ? Pourquoi celui-ci lui ment-il ? Et, d’ailleurs, lui ment-il ? Durant plus de trois cents pages, on assiste au progrès de Christine et à l’alternance de ses états d’âme, de ses certitudes, de ses doutes, entretenus par les contradictions entre la réalité présente et ses résurgences mémorielles. Le mystère, car il y a un, semble se dévoiler par petites touches, lentement, à la manière d’un pochoir puis, aux environs de la 400ème page, tout s’accélère et le dénouement est intéressant, même si je l’avais pressenti quelques chapitres auparavant. Pour apprécier la fin de ce roman et son intérêt, il faut être patient, suivre Christine pas à pas et attendre le dernier quart du livre. Toutefois, une histoire que j’ai tenu à lire jusqu’au bout pour un dénouement qui ne m’a pas trop déçu. Au final, une impression mitigée.

Avant d’aller dormir, de S.J. Watson, Pocket, septembre 2014, 476 pages.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:00

mauvais-garcons.pngZack Walker récidive mais, cette fois, il semble sorti de sa psychose sécuritaire. Oui, sauf que, constatant qu’un énergumène amoureux de sa fille ne cesse de la harceler, il décide de filer sa propre fille à son insu afin de la protéger de l’audacieux soupirant. Parallèlement, Zack qui est entré au journal local est chargé d’effectuer un reportage sur un détective privé lui-même chargé de pister une bande organisée qui pille une chaîne de magasin. Et voici Zack reparti dans une série d’aventures rocambolesques dans lesquelles ses initiatives précipitent les évènements, le conduisant de péripéties en péripéties, l’enfonçant chaque fois un peu plus dans une situation plutôt désavantageuse et dangereuse. Pas de temps morts dans cette nouvelle aventure de Zack Walker, le nouveau personnage récurrent de Linwood Barclay. Même si le suspense n’est pas autant au rendez-vous que dans ses précédents ouvrages, Linwood Barclay, une fois de plus, nous concocte une histoire haletante où il sait ménager les effets. Un nouvel opus à déguster avec plaisir au gré d’une intrigue bien ficelée et au fil d’une écriture toujours aussi efficace.  

Mauvais garçons, de Linwood Barclay, J’ai lu, août 2014, 377 pages, 7 € 80.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:13

sans-visage.pngDécidément, à mesure que je découvre de nouveaux prétendus polars, je prends conscience du fait que les frontières s’estompent de plus en plus. « Sans visage », avec sa couverture gore pourrait, à première vue, passer pour un thriller pus jus. En fait, c’en est un car il y a un – que dis-je ? - deux cadavres, résultats d’un mode opératoire qui fait froid dans le dos et, pourtant, je n’ai pas eu l’impression de lire un thriller, pas même un polar mais plutôt un roman, tout simplement, même pas un suspense psychologique. En fait, il y a bien une intrigue, il y a une sorte d’enquête et même un dénouement mais, ce qui est au premier plan, ce sont avant tout l’amitié et les relations entre deux femmes exilées à Londres. Deux Finlandaises quelque peu hors normes, sauf à penser que les Finlandaises sont des femmes sortant des sentiers battus. Il y a Lia, une jeune femme employée dans un magazine en vue au sein duquel elle assure l’emploi de maquettiste. Un jour, Lia aperçoit dans le coffre d’une voiture, le corps sans visage d’une  femme qui a été écrasée par un rouleau compresseur. Elle devient alors obsédée par ce cadavre et veut à tout prix comprendre d’où vient la victime et pourquoi elle a été tuée. Et puis, il y a Mari, une autre Finlandaise installée elle aussi à Londres où elle a monté une sorte d’agence qui mène à bien des missions commandos de toutes sortes et, pour l’heure, qui conduit une campagne de déstabilisation du leader en vue de l’extrême-droite anglaise. Lia et mari vont se rencontrer, devenir amies et même complices, avec, comme arrière-plan, le meurtre de prostituées lettones. Plus on avance dans le roman, plus on évoque le meurtre de ces jeunes femmes immigrées elle aussi et qui vivaient sous la coupe d’un affreux souteneur. Mais, on a le sentiment que l’histoire qui se trouve au centre de ce roman est celle de l’amitié entre Mari et Lia, de leurs histoires personnelles et que les meurtres ne sont que de simples éléments du décor. Pour autant, ce roman est intéressant, bien écrit et je me suis surpris à vouloir aller au terme de ma lecture malgré la faiblesse du suspense. En résumé, un petit coup de cœur.

Sans visage, de Pekka Hiltunen, Folio policiers, mai 2014, 544 pages, 8 € 90.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:44

incrustations-4.jpg

Mon attention a été attirée récemment par des remarques convergentes émanant de quelques-uns de mes lecteurs, de ceux qui apprécient mes polars mais qui n’hésitent pas à mettre le doigt sur un détail qui les a « chiffonnés ». Ces remarques portaient sur un point du récit de « Rejoins la meute ! » Ces deux lecteurs m’ont dit avoir regretté que l’histoire entre le commissaire Payardelle et la jeune Marianne s’achève de la façon dont je l’ai conçue dans mon roman, c’est-à-dire sur une séparation. Je les ai rassurés en leur garantissant que ce n’était que provisoire puisque ces personnages sont promis à être récurrents et que j’ai bien l’intention de faire revenir Marianne et de lui faire croiser à nouveau le chemin de Payardelle dans une prochaine histoire. Tous les créateurs, peintres, musiciens, écrivains, ont des influences et font des emprunts. C’est un phénomène bien connu. On emprunte une technique, un « tic » d’un autre artiste que l’on introduit dans ses propres œuvres. Celles et ceux qui lisent attentivement mes élucubrations à propos de mes polars savent que je subis, entre autres, l’influence de Fred Vargas. Et, précisément, le personnage de Marianne et sa relation avec Payardelle sont du même ordre que ce qui relie Camille à Adamsberg chez Vargas. Adamsberg a aimé et aime toujours la jeune Camille mais ils se sont perdus de vue. Camille revient hanter les pensées d’Adamsberg et elle réapparaît, en chair et en os, par exemple dans « L’homme à l’envers ».

Il est également une autre technique que j’ai dû piocher quelque part sans me rappeler où ( à moins que je n’en sois l’inventeur ). Elle consiste à introduire, comme un motif récurrent, des références à un autre récit, extérieur au mien.  Ainsi, dans « Les bavardes » que je suis en train d’écrire, je fais apparaître, de loin en loin, des renvois à une lecture qu’est en train de faire le personnage central. Tragos a emmené avec lui un polar de Linwood Barclay, « Mauvais pas », dont j’incruste de courts résumés à plusieurs reprises, comme un contrepoint dans une partition musicale. Il arrive même, dans un chapitre, que cette lecture influe sur la réflexion du commandant Tragos. Mais là s’arrête le lien avec l’histoire centrale. L’objet n’est pas de lier les deux mais simplement de créer un motif, comme une frise autour d’une toile ou comme un élément simplement rapporté. Si l’on veut un point de comparaison, c’est un peu la même chose que les bateaux ou les personnages que mon ami Frédéric Lefol introduit dans certaines de ses toiles, comme des incrustations. Le coq, personnage récurrent des toiles de Chagall, me semble procéder de la même démarche. Chers lecteurs, vous retrouverez donc un jour le personnage de Marianne.

Une autre influence et même un parallélisme apparaît entre Fred Vargas et moi. Dans « Sous les vents de Neptune », à moins que ce soit dans « Dans les bois éternels », Vargas évoque la jalousie qui ronge Danglard devant la relation privilégiée qui s’installe entre Adamsberg et Veyrenc. De la même façon, dans « Les bavardes », un sentiment analogue se développe chez Vergne, l’adjoint direct de Tragos, qui prend ombrage de la tendresse qu’éprouve le commandant à l’égard du jeune lieutenant Venot. Je pourrais multiplier les exemples de ces emprunts, de ces incrustations ou de ces motifs récurrents.

Voici un extrait des "Bavardes" dans lequel apparaît une incrustation du polar de Linwood barclay "Mauvais pas" :

« A quelques reprises, Tragos sent l’endormissement venir mais il y a toujours un bruit pour le sortir de sa torpeur. Vers onze heures, le sommeil l’a quitté. Pour plusieurs heures, il en est convaincu. Il va sauter un cycle. Il opte alors pour une stratégie réaliste. Plutôt que de chercher en vain le sommeil, il se saisit de l’un des deux bouquins enfouis dans son sac, celui qu’il a commencé à lire, et prend le chemin du rez-de-chaussée. A cette heure avancée, le hall de l’hôtel a retrouvé un semblant de quiétude. Le veilleur de nuit vient d’arriver et reçoit les consignes du réceptionniste de jour. Tragos s’est installé dans le petit salon qui jouxte l’accueil. Les fauteuils sont confortables et le calme propice à la lecture. Il a dégoté le dernier-né d’un de ses auteurs favoris, Linwood Barclay. Selon lui, le meilleur des auteurs de thrillers anglo-saxons. Le titre, « Mauvais pas », avait été parfaitement trouvé pour raconter l’histoire d’un type qui, victime d’une névrose sécuritaire, s’amusait à piéger les membres de sa famille afin de leur inculquer le sens de la prudence. Après cent cinquante pages pendant lesquelles le personnage central, un écrivain de science-fiction, évoque sa paranoïa et les moyens qu’il déploie pour la calmer, l’action commence enfin et tout s’accélère brusquement. Le type en question croit subtiliser le sac à main que sa femme a abandonné dans son caddie au beau milieu d’un supermarché. Il veut lui donner une bonne leçon et lui apprendre à ne plus laisser traîner ses affaires n’importe où. Il va le dissimuler dans sa voiture stationnée sur le parking du supermarché. Malheureusement, ce n’est pas le sac de sa femme mais celui d’une autre cliente. Et c’est là que les ennuis commencent. Tragos en est à la deux-centième page et il a hâte de connaître la suite des mésaventures de Zack Walker, un pauvre type dépassé par les évènements mais embarqué dans une histoire invraisemblable et que chaque heure écoulée enfonce un peu plus dans la panade. »

 


 

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:52

pas-de-noel.pngDans une petite ville des Etats-Unis, Nora et Luther Krank voient leur fille partir peu de temps avant Noël pour une mission humanitaire d’un an au Pérou. Sans elle, ce noël ne sera pas comme les autres noëls. Aussi, les Krank décident-ils de boycotter cette fête qui revêt un caractère sacré dans leur rue et de partir en croisière. Mais voilà, les voisins ne l’entendent pas de cette oreille et tout va se compliquer. Ce n’est pas à proprement parler un polar même s’il y a montée progressive de la tension et, vers la fin, un coup de théâtre. Je dirais plutôt que cela ressemble à un conte de Noël version adultes avec une double dimension : dramatique et morale. C’est aussi une belle analyse des usages et des comportements sociaux des Américains moyens dans un quartier bourgeois d’une petite ville des Etats-Unis. La question centrale pourrait être la suivante : dans quelle mesure peut-on s’affranchir des usages sociaux en vigueur et quel est le prix à payer pour cela ? John Grisham sait à la perfection faire monter la tension jusqu’au coup de théâtre qui va donner à cette intrigue un tour tragi-comique. J’ai pris un réel plaisir à découvrir ce roman que je recommande vivement.

Pas de Noël cette année, de John Grisham, Pocket, octobre 2004, 215 pages.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 13:59

il-n-est-jamais.pngLa quatrième de couverture nous explique que Thélonius Avogaddro, détective privé, ancien policier et héros de ce polar, revient à San Francisco pour les funérailles de son père. A cette occasion, il découvre que Howard Kendrick, le présumé assassin de sa sœur quarante ans plus tôt jugé et finalement blanchi, vient d’être arrêté pour un nouveau meurtre similaire. Cela suffit à réveiller la soif de vengeance qui sommeillait en Thélonius et à le précipiter dans une contre-enquête destinée à réunir des preuves accablantes pour confondre le meurtrier de sa sœur. Dans la plus pure tradition du polar américain, Chris Costantini nous entraîne dans une intrigue virevoltante dans laquelle prime l’action. Le personnage est bien campé et le suspense maintenu de bout en bout. Parallèlement à l’enquête que Thélonius mène sur le suspect du meurtre de sa sœur, se déroule une autre enquête, instruite par le FBI, sur le crash d’un avion de ligne au-dessus de la baie de San Francisco. Les deux affaires semblent n’entretenir aucun lien entre elles et pourtant. De fausse piste en fausse piste, de rebondissement en rebondissement, Chris Costantini nous tient en haleine. Il semble connaître à merveille l’univers dans lequel il fait évoluer ses personnages, ce qui ajoute à la crédibilité de l’histoire et à sa parenté avec le polar américain. Le style est original, enlevé et imagé, la langue est bien dans la tonalité du roman policier d’outre-Atlantique, le tout conforté par les références au jazz, omniprésentes. Par certains côtés, j’ai trouvé à ce roman des airs de famille avec ceux de Mike Connely. Un polar à l’intrigue prenante que je vous invite à découvrir sans attendre si vous êtes fans du polar américain.  

Il n’est jamais trop tard, de Chris Costantini, Versilio, mars 2014, 251 pages, 17 €.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 13:32

envoyez.pngEnvoyez la fracture, rien que le titre en dit long sur le côté humoristique de ce petit opuscule qui n’a pas vraiment la dimension d’un roman mais plutôt d’une nouvelle ou plus exactement d’un conte. Un conte humoristique, onirique, fantastique qui nous entraîne dans le sillage d’un modeste illustrateur qui est malmené à la fois par son épouse et par son éditeur. Ce livre n’est pas non plus à proprement parler un polar à part entière même si un policier y tient un rôle et qu’il déroule une vraie intrigue. Un jour, Ambroise Fridelance ( Eh oui, c’est son nom ) découvre qu’il est propriétaire d’un tabouret design que son père avait rapporté d’Afrique. Cet objet est l’unique survivant d’un ensemble qui portait la signature d’un grand designer et il vaut une fortune. Ambroise va chercher à monnayer ce tabouret. Cette démarche vénale va l’entraîner dans une transaction fâcheuse avec un marchand d’art véreux et le propulser dans un terrible engrenage. Se mêlant à l’intrigue, la magie africaine et la pratique du maraboutage vont donner à cette histoire un côté fantastique et déjanté qui fait le charme de ce livre. Ajouter à cela le talent d’écriture de Romain Slocombe et vous comprendrez qu’il s’agit là d’un de ces petits joyaux dont je me régale. A découvrir comme l’est aussi l’œuvre de Romain Slocombe qui a déjà été nominé pour le Goncourt et qui l’est encore cette année pour le prix Interallié.    

Envoyez la fracture, de Romain Slocombe, Pocket, février 2014, 117 pages, 2 € 90.

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