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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 09:49

Le quotidien régional L'Union vient de publier un article consacré à la sortie de mon nouveau polar "Portrait-robot". Je ne boude pas mon plaisir devant ce torrent d'éloges, en espérant que les lecteurs partageront l'avis de la journaliste.article-de-l-union-relatif-a-portrait-robot-copie-1.jpg

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 09:44

Le quotidien l'Union vient de publier un article à propos de la sortie de mon nouveau polar et je reconnais qu'il fait fort. Je ne boude pas mon plaisir, en espérant que les lecteurs partageront l'avis de la journaliste.article-de-l-union-relatif-a-portrait-robot.jpg

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:52

Dans une chronique consacrée à « 24 » qui, comme chacun le sait, est un polar historique dont l’intrigue se situe au XVIe siècle, un journaliste a dit de moi que je marchais sur les traces d’Alexandre Dumas et de Michel Zevaco ( 1 ). Ce jugement m’est allé droit au cœur, non pas tant parce mon ego se trouvait flatté de me voir comparer à ces deux grands de la littérature mais surtout parce qu’il me rangeait dans la catégorie des auteurs de romans populaires. Ces deux grands feuilletonistes sont en effet catalogués comme des auteurs populaires. Ils s’adressaient avant tout à un large public, avant tout friand d’une littérature accessible, distrayante et essentiellement narrative. Ces récits, diffusés au XIXe siècle, sous la forme de feuilletons, dans des livraisons périodiques que le grand public attendait avec impatience, sont devenus des chefs-d’œuvre de la littérature française : Les trois mousquetaires, Le vicomte de Bragelonne, Le comte de Monte-Christo et bien d’autres œuvres du même genre relèvent de cette littérature qu’on taxerait peut-être aujourd’hui d’être de la littérature « de gare ». Dans « Club Dumas », Arturo Pérez-Reverte en parle très bien. Je me flatte d’être rangé dans cette catégorie, aux côtés de ces illustres devanciers. Mon plaisir consiste à raconter des histoires, en me servant d’ingrédients que j’estime fondamentaux, au premier rang desquels le voyage, l’action, l’aventure. Certes, j’aime camper des décors, brosser le portrait de personnages originaux, juste ce qu’il faut pour servir le récit mais sans lui nuire ( 2 ). Je ne me reconnais pas dans les pavés, très fréquents dans la littérature policière actuelle, où descriptions et considérations psychosociologiques prennent le pas sur l’action, alimentent des longueurs, ralentissent la lecture et finissent par rebuter le lecteur. Il y a certainement un lectorat pour ce type de romans mais ce n’est pas le lectorat populaire que je souhaite atteindre et qui correspond à celui auquel s’adressaient Dumas et Zévaco.

(1)    Voir sur ce blog la chronique de radio Massiabelle dans la rubrique « Mes romans ».

(2)    Voir sur ce blog les rubriques « Les lieux », « Les personnages ».  

24

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:40

C’est un polar plaisant que ce « Muséum » qui tient les promesses du texte de la quatrième de couverture. Il y a totale unité de lieu, à peu de choses près, puisque, pour quatre-vingt dix pour cent, l’intrigue se déroule au cœur du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Des meurtres surviennent frappant des scientifiques qui travaillent pour cette honorable institution. Léopoldine, bibliothécaire de son état, et Peter Osmond, paléontologue et géologue américain, vont-ils parvenir, en unissant leurs efforts, à découvrir le psychopathe qui décime les rangs du Muséum. A moins qu’il ne s’agisse d’une entreprise plus machiavélique encore dont le fin mot se trouverait derrière la guerre que se livrent les scientifiques athées et leurs collègues tentés d’introduire dans leurs recherches une dimension spirituelle. Léopoldine est chargée de mettre de l’ordre dans les collections de livres dont regorge le Muséum tandis que Peter Osmond a été requis à Paris pour faire la lumière sur une météorite retrouvée en Bretagne et qui contiendrait des éléments remettant en cause l’explication jusque là établie des origines de la vie sur terre. Cet évènement crée une émulsion dans la communauté scientifique très partagée entre thèses athées et thèses créationnistes. La part belle est faite à l’œuvre de Darwin, créateur de la théorie de l’évolution et autour duquel l’intrigue semble vouloir se centrer. Intervient également l’inévitable Teilhard de Chardin dont les travaux ont crée l’émoi au sein de l’Eglise catholique. Tous ces affrontements se trouvent reproduits au sein du Muséum. A l’intérieur de la vénérable institution, les rivalités s’exacerbent, se cristallisent autour des meurtres qui se succèdent, tous aussi effrayants les uns que les autres avec leurs mises en scène macabres. L’auteure, véronique Roy, est une scientifique et une familière du Muséum d’histoire naturelle où elle a travaillé. Cela se sent par l’abondance, la précision et la rigueur des informations scientifiques qu’elle distille au fil des pages et qui ont leur rôle à jouer dans l’intrigue. Sans qu’il s’agisse d’un polar à proprement parler ésotérique, on y trouve néanmoins des airs du Da Vinci Code, à cette différence près que le Louvre est remplacé par le Muséum. Je suppose que la réalité des relations au sein de la communauté scientifique doit être tout autre car, ici, il s’agit ni plus ni moins que d’une guerre ouverte et violente que se livrent entre eux les chercheurs. Le récit est alerte, les données scientifiques très fournies ne l’alourdissent pas trop et le suspense est bien entretenu. A vingt pages de la fin, je croyais avoir trouvé le coupable et ce n’était pas le bon. C’est un signe. Le style est assez fluide et agréable à lire. Le dénouement se fait une dizaine de pages avant la fin, le dernier chapitre ne me semblant pas absolument utile. Un bon moment de détente néanmoins et d’enrichissement de la culture scientifique du lecteur non initié.

Muséum, dmuseum-copie-2.jpge véronique ROY, Ed. libra Diffusio ( Gros caractères ), 2007, 428 pages.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:13

Ellis Peters est surtout connue pour être l'auteure des enquêtes du fameux moine Cadfaël, adapté pour la télévision. Voilà pour l'auteure. Quant au roman, en voici un bref commentaire :

Quand le conseiller juridique de son oncle demande à la rencontrer, Charlotte Rossignol découvre que cet oncle, Alan Morris, archéologue de son état, qu’au demeurant elle n’a jamais rencontré, a disparu lors d’une mission en Turquie. Il n’a donné aucun signe de vie depuis plus d’un an alors qu’il devrait être de retour depuis un bon moment. Curieuse, Charlotte décide de se rendre sur le dernier site européen sur lequel son oncle est réputé avoir effectué des fouilles avant son départ. Il s’agit de l’antique ville romaine de Aurae Phiala, située quelque part au Pays de galles. Elle y découvre un monde étrange qui va être le théâtre d’évènements non moins mystérieux. Voilà le point de départ de ce polar qui se nourrit au terreau de l’archéologie, avec une galerie de personnages surprenants qui vont accompagner Charlotte jusqu’à la résolution du mystère de la disparition de son oncle. C’est un bon polar, bien écrit, d’un style certes parfois un peu ampoulé et pas toujours simple à pénétrer, mais dans une langue bien maîtrisée. L’intrigue finit par être prenante, l’action et le suspense se maintiennent tout au long de l’histoire. En somme, un roman qu’on lit avec plaisir et au bout duquel on a envie de se laisser entraîner. Seul le titre est un peu en décalage car il ne correspond qu’à un moment très limité du récit. Il pourrait suggérer un contenu tout autre. Ne pas s’y fier.

108_0752.JPGL'enterré vif, de Ellis Peters, 10/18, 2001, 285 pages.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:22

 

Sweeney, un journaliste à la dérive, se retrouve un soir sur le théâtre d’une agression dont a été victime une jeune et jolie femme. La victime s’en sort avec une blessure légère à l’abdomen, sauvée visiblement par la présence et l’intervention de son chien, mais son agression survient dans un contexte particulier. En effet, un tueur que tout le monde surnomme l’éventreur en est à son quatrième meurtre, toujours sur de jeunes et jolies femmes blondes. Sweeney, que son journal sollicite à nouveau pour apporter son témoignage, reprend du service et conduit une enquête journalistique approfondie, en jouant au chat et à la souris avec la police qui le tient dans la liste de ses suspects. Avec « La belle et la bête », Fredric Brown nous livre là un polar parfaitement calibré comme savent les concocter les auteurs américains. On y retrouve les ingrédients classiques : l’alcool, les rapports ambivalents entre la police et la presse et un zeste de marginalité chez ce personnage décalé et sympathique qui va finir par provoquer l’assassin et faire surgir la vérité. Un très bon polar qui date un peu mais qui est bien écrit et qui se lit facilement. A découvrir !

La belle et la bête, de Frédric Brown,  Folio policier, juin 2003, 108_0750.JPG265 pages.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 20:16

Avec « A côté de la plaque », Marc Bhem nous livre un des romans les plus déjantés qu’il m’ait été donné de lire. C’est bien un polar, avec une intrigue, du suspense et même un dénouement, inattendu. Mais c’est avant tout un roman surréaliste, une grande farce qui conjugue suspense policier et humour délirant. C’est l’histoire de Patrick Nelson, un type qui vit dans un quartier de Los Angeles où, régulièrement, la nuit, des gens se font massacrer et découper à la hache par un psychopathe qu’on a surnommé « Le boucher ». Patrick est tombé amoureux d’une enquêtrice et il va tout faire pour que les soupçons portent sur lui, uniquement dans le but de voir celle qu’il aime s’intéresser à lui. L’auteur raconte à la troisième personne l’histoire de ce personnage original qui vit seul au milieu d’un essaim de femmes avec lesquelles il entretient des relations extravagantes. Tout est d’ailleurs extravagant dans cette enquête et dans l’histoire de chacun des protagonistes. Cette histoire est contée en alternance avec un autre récit, rédigé à la 1ère personne : le journal africain de Patrick Nelson, explorateur américain qui, à l’instar d’Indiana Jones, conduit dans une Afrique totalement onirique une expédition complètement foldingue pour retrouver une cité légendaire. Entre rêve et réalité qui finiront par se contaminer, Patrick poursuit une quête folle pour le plus grand plaisir du lecteur qui entre volontiers dans ce jeu désopilant. Tout cela est mené tambour battant, au fil de chapitres très courts qui s’enchaînent sur un très bon rythme, ce qui entretient l’intérêt du récit. Sans aller jusqu’à prononcer le mot génie que j’ai trouvé sous la plume de certains critiques, je dirais que j’ai découvert avec ce roman un grand talent et une originalité intéressante qui méritent le détour. A lire absolument.

A côté de la plaque, de Marc BEHM,  Editions Rivages,  mai 1992,  212 pages.

108_0749.JPG

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:45

Dans la région de Williamsburg, plusieurs couples ont disparu. On ne retrouve d’abord que leur voiture abandonnée. Ce n’est que longtemps après qu’on découvre leurs corps dont les chairs sont décomposées. Pour ces raisons, la médecine légale est bien en peine de déterminer les causes de leur mort. Les enquêteurs piétinent. Mais, un nouveau couple disparaît et, cette fois, la jeune femme est la fille de l’une des femmes les plus puissantes des Etats-Unis, numéro un de la lutte anti-drogue, bien décidée à remuer ciel et terre pour découvrir la vérité. On retrouve, au centre de cette enquête, la fameuse Kay Scarpetta, médecin-légiste, qui va s’efforcer de tirer au clair une fois pour toutes cette série de disparitions et de meurtres. Dans l’univers du polar comme dans tous les domaines artistiques, il est des maîtres devant le talent desquels on doit s’incliner. Patricia Cornwell est de ceux-là. Ce roman policier, né du talent et sous le ciseau d’un orfèvre, est un modèle du genre. L’auteure nous convie à une lecture passionnante mais exigeante. Ce livre ne se lit pas à la légère mais il est néanmoins prenant. L’écriture est fouillée comme l’est aussi le matériau policier, technique et détaillé, les descriptions sont minutieuses, procédant d’un énorme travail documentaire, et les procédures sont rapportées avec beaucoup de rigueur. L’intrigue est un enchevêtrement de recherches policières étudiées à la loupe qui donnent à l’intrigue une assise solide et d’arrière-plans de vie privée qui confèrent aux personnages une réelle consistance. Patricia Cornwell sait ménager jusqu’au bout le suspense, tout en sachant combiner rigueur dans l’exposé des faits et plaisir de la lecture. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant au fil de cette histoire que je recommande chaudement. 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:10
maquette-portrait-robot.jpg
C’est fait. On sait à présent à quoi ressemblera Portrait-robot, du moins dans son habillage extérieur ( Ci-dessus, la maquette que vient de m’adresser mon éditeur ). Pour le reste, de l’action, des meurtres, des criminels, des victimes, des... flics, des rebondissements, des fausses pistes, des personnages troubles et inquiétants, d’autres sympathiques et truculents, un angoissant jeu de piste dans l’univers de la psychiatrie ( De l'hôpital de Bel Air à Charleville aux cliniques psy du Var et des Alpes-Maritimes ), mais aussi de savoureux moments de gastronomie ardennaise ou d’œnologie varoise, de l’humour et du suspense. L’intrigue reste donc à découvrir. Un puzzle, comme le suggère l’illustration de la couverture, réalisée par mon regretté ami Joël Malicet. Alors, préparez-vous à affronter le thriller de 2013 qui vous fera frissonner et oublier le monde extérieur pour ne plus avoir qu’une seule et unique obsession : connaître le dénouement. Premier rendez-vous, à Sedan, à la librairie Lenoir, le vendredi 29 mars, de 16 h à 19 h, et le samedi 30 mars, de 10 h à 12 h. Ensuite, ce sera le salon du livre de La Croix-Valmer, les 3 et 4 mai, puis une séance de signatures à la librairie Lo Païs de Draguignan, le samedi 11 mai, de 10 h à 12 h. Entretemps, une probable séance de dédicace à Sainte-Maxime dont la date reste à fixer. N’hésitez pas à en parler autour de vous et à le faire savoir en partageant cet article.Afficher la suite
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 19:59

l-ange-gardien.jpg

Au cours d’un séjour à Phuket, Anna a survécu à un tsunami qui, par contre, a emporté son mari. A son retour à Paris, elle sombre dans une dépression que renforcent les prédictions inquiétantes d’une voyante qui croise son chemin. Elle redoute l’eau et surtout elle a la hantise de voir disparaître sa fille. Pour des raisons financières, elle est contrainte de s’installer près de Nantua. Or, la maison qu’elle loue est située au bord d’un lac et, la nuit, un homme au visage de clown blanc semble rôder autour d’elle et de sa fille. Des fillettes ont déjà disparu dans cette région et une véritable psychose s’installe chez Anna. De son côté, le commissaire Rohmer enquête sur la mort des fillettes. Le chemin du policier et celui d’Anna vont se croiser. Parviendront-ils à unir leurs efforts pour conjurer le mauvais sort dont l’ombre  plane autour d’eux ? Ce roman n’a pas déclenché un coup de cœur, tout juste une impression mitigée. Pourtant, dans ce thriller, l’action ne manque pas, l’auteur cherche à créer du suspense, installe même une tension et je me suis surpris à aller jusqu’au bout, curieux de connaître le dénouement. Décevant, car assez attendu, soit dit en passant. Se lit mais ne laissera pas une trace indélébile dans ma mémoire.

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