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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:55

A-quelques--pngMickey Bolitar, un adolescent de seize ans, vit chez son oncle avec lequel il s’entend difficilement. Bien qu’encore très jeune, Mickey a déjà vécu son lot de tragédies : la mort de son père, tué sous ses yeux dans un accident de voiture et l’hospitalisation de sa mère, victime d’une lourde addiction et à laquelle il ne peut rendre visite. Son amie Rachel vient d’être blessée par balle dans le même temps où sa mère a été tuée.  Mickey décide de tirer cette affaire au clair, se lançant ainsi dans une série d’aventures aussi dangereuses que déconcertantes. Avec le neveu, Harlan Coben nous entraîne dans une aventure aussi passionnante que celles dont Myron, l’oncle de Mickey, était le héros. De son écriture nerveuse et précise, Harlan Coben cisèle des personnages crédibles dans une histoire qui pourtant avait tout pour ne pas l’être ( Un adolescent qui mène une enquête dangereuse au cours de laquelle il est confronté à la police et à des mafieux ). Le suspense est ménagé avec un soin qui m’a tenu en haleine. On ne s’ennuie pas tout au long de ce polar qui se lit facilement. Comme Linwood Barclay, Coben réussit à la perfection la peinture de la société moyenne nord-américaine dans laquelle évolue son héros. Une histoire prenante à découvrir.

A quelques secondes près, de Harlan Coben,  Pocket, septembre 2014, 351 pages, 7 € 99.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:31

le-vase-de-bamberg.pngEn 1860, Edouard-Scott de Martinville invente le phonautographe, un appareil qui, dix-sept ans avant l’invention du phonographe par Edison, permet de graver la mémoire d’une voix. C’est le premier enregistrement connu d’une voix humaine. C’est tout du moins de que l’on croyait jusqu’à ce que le cardinal di Lupo, dignitaire haut placé dans la hiérarchie du Vatican, prétend que des enregistrements plus anciens existent. Il postule ainsi l’existence de « sons fossiles » qui seraient gravés dans les sillons de vases anciens. Il est même convaincu qu’il existe un enregistrement de la parole du Christ. Celle-ci serait enregistrée dans un vase datant du 1er siècle de notre ère et appelé le vase de Bamberg. Mais, bien sûr, là commence la fiction. Le cardinal va charger son protégé, John Robert Quantius, de récupérer ce vase afin de l’acheminer au Vatican où, grâce à un dispositif technologique sophistiqué, une équipe, constituée dans le plus grand secret, va pouvoir prendre connaissance de la parole du Christ. Voilà un polar qui sait combiner action, suspense et érudition. S’inscrivant dans la lignée du Da Vinci code, l’auteur ( ou je devrais dire les auteurs puisqu’il semble s’agir d’un pseudonyme masquant deux personnes ) nous livre là un roman abouti tant du point de vue du style que du point de vue de sa qualité documentaire. Je précise seulement que la lecture de certains passages n’est pas forcément aisée lorsqu’on y traite de philosophie, de physique, d’histoire des religions ou encore d’herméneutique. C’est le prix à payer pour aller au terme de ce polar au demeurant passionnant qui apparaît comme le premier tome d’une série dont John Robert Quantius est appelé à devenir le héros. A découvrir.

Le vase de Bamberg, de Paul Hornet, Cherche-midi, octobre 2014, 412 pages, 20 €.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:50

code-93.pngQuand, dans le 93, on retrouve successivement un cadavre émasculé qui ressuscite sur la table du légiste, quand ce cadavre qui n’a pas été tué par balle porte un chandail avec trois trous rouges dans la poitrine et quand on retrouve, quelque temps plus tard, le propriétaire du chandail qui semble avoir été victime d’une combustion spontanée, avouez qu’il y a de quoi se poser des questions. Et ce sont ces questions auxquelles vont devoir répondre le capitaine Coste et son équipe. Ces meurtres recouvrent quelque chose de plus profond, de plus sordide et surtout de plus inquiétant qui semble répondre à l’appellation de Code 93. Dans un style nerveux et sans fioritures, Olivier Norek déploie une intrigue où l’action est présente en permanence. Pas de temps morts dans ce polar qui met en scène une affaire invraisemblable que l’auteur rend pourtant plausible. Appartenant au sérail, Olivier Norek recourt à un langage « maison » qui prend parfois des allures de langue pour initiés et il lui faut recourir, de loin en loin, à des renvois en bas de page. Des passages techniques dus à la compétence professionnelle de l’auteur qui aurait pu lui valoir le prix du Quai des Orfèvres mais une histoire dont on ne perd pas le fil et qui reste accessible. Un léger reproche : le suspense est un peu entamé une centaine de pages avant la fin mais la construction du roman l'exigeait. Néanmoins, un bon petit polar pour passer un agréable moment.

Code 93, de Olivier Norek, Pocket, octobre 2014, 341 pages.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:00

mauvais-garcons.pngZack Walker récidive mais, cette fois, il semble sorti de sa psychose sécuritaire. Oui, sauf que, constatant qu’un énergumène amoureux de sa fille ne cesse de la harceler, il décide de filer sa propre fille à son insu afin de la protéger de l’audacieux soupirant. Parallèlement, Zack qui est entré au journal local est chargé d’effectuer un reportage sur un détective privé lui-même chargé de pister une bande organisée qui pille une chaîne de magasin. Et voici Zack reparti dans une série d’aventures rocambolesques dans lesquelles ses initiatives précipitent les évènements, le conduisant de péripéties en péripéties, l’enfonçant chaque fois un peu plus dans une situation plutôt désavantageuse et dangereuse. Pas de temps morts dans cette nouvelle aventure de Zack Walker, le nouveau personnage récurrent de Linwood Barclay. Même si le suspense n’est pas autant au rendez-vous que dans ses précédents ouvrages, Linwood Barclay, une fois de plus, nous concocte une histoire haletante où il sait ménager les effets. Un nouvel opus à déguster avec plaisir au gré d’une intrigue bien ficelée et au fil d’une écriture toujours aussi efficace.  

Mauvais garçons, de Linwood Barclay, J’ai lu, août 2014, 377 pages, 7 € 80.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:13

sans-visage.pngDécidément, à mesure que je découvre de nouveaux prétendus polars, je prends conscience du fait que les frontières s’estompent de plus en plus. « Sans visage », avec sa couverture gore pourrait, à première vue, passer pour un thriller pus jus. En fait, c’en est un car il y a un – que dis-je ? - deux cadavres, résultats d’un mode opératoire qui fait froid dans le dos et, pourtant, je n’ai pas eu l’impression de lire un thriller, pas même un polar mais plutôt un roman, tout simplement, même pas un suspense psychologique. En fait, il y a bien une intrigue, il y a une sorte d’enquête et même un dénouement mais, ce qui est au premier plan, ce sont avant tout l’amitié et les relations entre deux femmes exilées à Londres. Deux Finlandaises quelque peu hors normes, sauf à penser que les Finlandaises sont des femmes sortant des sentiers battus. Il y a Lia, une jeune femme employée dans un magazine en vue au sein duquel elle assure l’emploi de maquettiste. Un jour, Lia aperçoit dans le coffre d’une voiture, le corps sans visage d’une  femme qui a été écrasée par un rouleau compresseur. Elle devient alors obsédée par ce cadavre et veut à tout prix comprendre d’où vient la victime et pourquoi elle a été tuée. Et puis, il y a Mari, une autre Finlandaise installée elle aussi à Londres où elle a monté une sorte d’agence qui mène à bien des missions commandos de toutes sortes et, pour l’heure, qui conduit une campagne de déstabilisation du leader en vue de l’extrême-droite anglaise. Lia et mari vont se rencontrer, devenir amies et même complices, avec, comme arrière-plan, le meurtre de prostituées lettones. Plus on avance dans le roman, plus on évoque le meurtre de ces jeunes femmes immigrées elle aussi et qui vivaient sous la coupe d’un affreux souteneur. Mais, on a le sentiment que l’histoire qui se trouve au centre de ce roman est celle de l’amitié entre Mari et Lia, de leurs histoires personnelles et que les meurtres ne sont que de simples éléments du décor. Pour autant, ce roman est intéressant, bien écrit et je me suis surpris à vouloir aller au terme de ma lecture malgré la faiblesse du suspense. En résumé, un petit coup de cœur.

Sans visage, de Pekka Hiltunen, Folio policiers, mai 2014, 544 pages, 8 € 90.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:52

pas-de-noel.pngDans une petite ville des Etats-Unis, Nora et Luther Krank voient leur fille partir peu de temps avant Noël pour une mission humanitaire d’un an au Pérou. Sans elle, ce noël ne sera pas comme les autres noëls. Aussi, les Krank décident-ils de boycotter cette fête qui revêt un caractère sacré dans leur rue et de partir en croisière. Mais voilà, les voisins ne l’entendent pas de cette oreille et tout va se compliquer. Ce n’est pas à proprement parler un polar même s’il y a montée progressive de la tension et, vers la fin, un coup de théâtre. Je dirais plutôt que cela ressemble à un conte de Noël version adultes avec une double dimension : dramatique et morale. C’est aussi une belle analyse des usages et des comportements sociaux des Américains moyens dans un quartier bourgeois d’une petite ville des Etats-Unis. La question centrale pourrait être la suivante : dans quelle mesure peut-on s’affranchir des usages sociaux en vigueur et quel est le prix à payer pour cela ? John Grisham sait à la perfection faire monter la tension jusqu’au coup de théâtre qui va donner à cette intrigue un tour tragi-comique. J’ai pris un réel plaisir à découvrir ce roman que je recommande vivement.

Pas de Noël cette année, de John Grisham, Pocket, octobre 2004, 215 pages.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 13:59

il-n-est-jamais.pngLa quatrième de couverture nous explique que Thélonius Avogaddro, détective privé, ancien policier et héros de ce polar, revient à San Francisco pour les funérailles de son père. A cette occasion, il découvre que Howard Kendrick, le présumé assassin de sa sœur quarante ans plus tôt jugé et finalement blanchi, vient d’être arrêté pour un nouveau meurtre similaire. Cela suffit à réveiller la soif de vengeance qui sommeillait en Thélonius et à le précipiter dans une contre-enquête destinée à réunir des preuves accablantes pour confondre le meurtrier de sa sœur. Dans la plus pure tradition du polar américain, Chris Costantini nous entraîne dans une intrigue virevoltante dans laquelle prime l’action. Le personnage est bien campé et le suspense maintenu de bout en bout. Parallèlement à l’enquête que Thélonius mène sur le suspect du meurtre de sa sœur, se déroule une autre enquête, instruite par le FBI, sur le crash d’un avion de ligne au-dessus de la baie de San Francisco. Les deux affaires semblent n’entretenir aucun lien entre elles et pourtant. De fausse piste en fausse piste, de rebondissement en rebondissement, Chris Costantini nous tient en haleine. Il semble connaître à merveille l’univers dans lequel il fait évoluer ses personnages, ce qui ajoute à la crédibilité de l’histoire et à sa parenté avec le polar américain. Le style est original, enlevé et imagé, la langue est bien dans la tonalité du roman policier d’outre-Atlantique, le tout conforté par les références au jazz, omniprésentes. Par certains côtés, j’ai trouvé à ce roman des airs de famille avec ceux de Mike Connely. Un polar à l’intrigue prenante que je vous invite à découvrir sans attendre si vous êtes fans du polar américain.  

Il n’est jamais trop tard, de Chris Costantini, Versilio, mars 2014, 251 pages, 17 €.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 13:32

envoyez.pngEnvoyez la fracture, rien que le titre en dit long sur le côté humoristique de ce petit opuscule qui n’a pas vraiment la dimension d’un roman mais plutôt d’une nouvelle ou plus exactement d’un conte. Un conte humoristique, onirique, fantastique qui nous entraîne dans le sillage d’un modeste illustrateur qui est malmené à la fois par son épouse et par son éditeur. Ce livre n’est pas non plus à proprement parler un polar à part entière même si un policier y tient un rôle et qu’il déroule une vraie intrigue. Un jour, Ambroise Fridelance ( Eh oui, c’est son nom ) découvre qu’il est propriétaire d’un tabouret design que son père avait rapporté d’Afrique. Cet objet est l’unique survivant d’un ensemble qui portait la signature d’un grand designer et il vaut une fortune. Ambroise va chercher à monnayer ce tabouret. Cette démarche vénale va l’entraîner dans une transaction fâcheuse avec un marchand d’art véreux et le propulser dans un terrible engrenage. Se mêlant à l’intrigue, la magie africaine et la pratique du maraboutage vont donner à cette histoire un côté fantastique et déjanté qui fait le charme de ce livre. Ajouter à cela le talent d’écriture de Romain Slocombe et vous comprendrez qu’il s’agit là d’un de ces petits joyaux dont je me régale. A découvrir comme l’est aussi l’œuvre de Romain Slocombe qui a déjà été nominé pour le Goncourt et qui l’est encore cette année pour le prix Interallié.    

Envoyez la fracture, de Romain Slocombe, Pocket, février 2014, 117 pages, 2 € 90.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:34

toulouse-lautrec.pngVoilà un petit polar qui m’a fait passer un bon moment. Deux toiles de Toulouse-Lautrec ont disparu du musée d’Albi. Séraphin Cantarel, Conservateur en chef au ministère de la Culture, est appelé à se rendre sur place pour mener l’enquête en compagnie de son adjoint le fringant Théo et en collaboration avec le commissaire Coustot. Un premier cadavre apparaît assez rapidement en la personne du gardien du musée qui s’est suicidé. Un autre gardien a disparu. Cantarel va devoir dénouer un véritable imbroglio, dans lequel se retrouvent impliqués pêle-mêle la famille du gardien suicidé, les relations du gardien disparu, le conservateur du musée, sa secrétaire et quelques autres protagonistes qui se meuvent dans un univers pour le moins trouble. L’intrigue est intéressante mais c’est surtout le contexte dans lequel évoluent Cantarel et son adjoint qui a retenu mon intérêt. Gastronomie et peinture dominent cette histoire sur laquelle flotte le charme irremplaçable de la vie provinciale. Jean-Pierre Alaux met en scène avec beaucoup de talent son personnage fétiche, avec force informations sur l’univers de Toulouse-Lautrec qui, en fait, est le personnage principal de cette aventure. On peut juste lui reprocher quelques passages didactiques légèrement déconnectés de l'intrigue sur Toulouse-lautrec et sa vie. Un coup de coeur moyen. Néanmoins, un petit polar sympa pour passer un bon moment.

Toulouse-Lautrec en rit encore, de Jean-Pierre Alaux,  10/18, mars 2010, 232 pages, 7 € 50.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:20

l-enfant-aux-cailloux.pngComment présenter l’intrigue de ce polar sans en casser l’intérêt ? Disons seulement qu’Elsa Préau, le personnage central, est une ancienne institutrice à la retraite qui vit dans un pavillon de la banlieue parisienne. Ses rapports avec son fils sont complexes et difficiles. Elsa semble sujette à des T.O.C.S.. Un jour, regardant par la fenêtre, elle aperçoit, dans le jardin de ses voisins, un petit garçon qui semble en souffrance. Elle va consacrer son temps à faire la lumière sur l’existence de ce garçon et tout entreprendre pour dénoncer ce qu’elle estime être une situation de maltraitance. Mais, si tout était si simple ! Voilà le prétexte de ce polar qui est, avant tout, un thriller psychologique dont l’héroïne semble embarquée dans un itinéraire dicté par la folie. Elsa est-elle une vieille femme démente, est-elle victime d’une hallucination comme semblent le croire ceux à qui elle s’adresse et, en premier lieu, son fils ? Il faut atteindre les abords de la centième page pour que le suspense prenne vraiment corps mais ce déclenchement à retardement ne nuit en rien à l’intérêt de cette histoire étonnante, les 80 premières pages se chargeant de camper le personnage, son histoire et l’ambiance dans laquelle va se déployer l’intrigue. Au contraire, à mesure que l’on avance dans le récit, l’intérêt va croissant, à l’aune d’un suspense bien dosé et savamment entretenu. Il y a quelque chose de la manière d’un Michel Bussi dans la façon dont Sophie Loubière manipule le lecteur pour faire monter sa tension, le maintenir  en haleine, l’oblige à se cramponner à sa lecture et lui donne l’envie de connaître la suite. Le dénouement est à la hauteur de l’histoire, écrite dans un style très agréable. La construction du récit est habile et sert bien le suspense qui va crescendo. Il faut absolument découvrir ce roman passionnant de bout en bout. J’ai découvert un grand talent.

L’enfant aux cailloux, de Sophie Loubière, Pocket, mars 2014, 346 pages, 6 € 80.

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