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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 14:20

commedia.jpgAntonio, d’origine italienne, est né en banlieue et vit à Paris. De temps à autre, il se rend chez ses parents à Vitry-sur-Seine. C’est là qu’il tombe par hasard sur Dario, un ami d’enfance qui lui demande d’écrire pour lui une lettre à une certaine Raphaëlle. Les familles des deux jeunes gens sont originaires du même village en Italie, non loin de Rome. Peu de temps après, Dario est retrouvé mort. Tué. Antonio prend contact avec la dénommée Raphaëlle et, à cette occasion, découvre que son ami venait de faire l’acquisition d’une vigne dans le village natal de son père en Italie et qu’en cas de décès, il léguait ce bien à son ami Antonio. Intrigué, Antonio se rend en Italie pour tirer cette situation au clair. C’est le début d’une aventure mouvementée, inspirée par le dessein secret de Dario, car, au-delà de l’idée simpliste et incroyable de devenir vigneron et surtout le connaissant bien, Antonio pressent de la part de son ami un « coup tordu », cette idée même qui a dû lui valoir d’être tué. Avec son style flamboyant aux accents italianisants, Tonino Benacquista nous entraîne dans une aventure palpitante, une sorte d’épopée picaresque dans un petit village de la campagne italienne. Humour et action rythment ce récit épique, ponctué par de nombreux rebondissements et où le suspense est toujours présent. Le dénouement est aussi simple et déroutant qu’inattendu. Une histoire plaisante qui m’a fait passer un bon moment.

La commedia des ratés, de Tonino Benacquista, Gallimard, 1998, 203 pages.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 14:52

l-homme-de-l-avenue.jpgMême si ce petit polar est répertorié dans la collection « San Antonio », c’est un roman écrit dans un style classique, loin des San Antonio que l’on connaît. Un colonel de l’armée américaine, en garnison à Paris, voit, le soir du réveillon du Nouvel An, un homme se jeter sur sa voiture et se tuer en retombant sur l’angle du trottoir. William, notre officier US, décide de faire face à ses responsabilités an allant annoncer lui-même à la femme de la victime l’affreuse nouvelle. Mais – et c’est là que les choses se compliquent – il la retrouve ivre dans un bar et doit la raccompagner chez elle. Renonçant à lui annoncer la mort de son mari compte-tenu de son état, il va la veiller. De mystérieux appels téléphoniques muets et un message du mort disant qu’il allait bientôt rentrer après quelques examens médicaux le déstabilisent et lui font craindre pour la sécurité de la veuve. Appelant sa femme à la rescousse, William va mener son enquête pour comprendre le fin mot de cette situation abracadabrantesque. L’histoire se déroule dans les années d’après-guerre et l’on aurait pu voir William croiser Maigret dans les rues de Paris. Dans un style très classique et sur un bon tempo, Frédéric Dard déroule une histoire captivante dont le dénouement est assez étonnant. J’ai lu ce court polar avec délectation et j’en conseille vivement la lecture. Distrayant à souhait.

L’homme de l’avenue, de Frédéric Dard, Pocket, juin 2014, 212 pages, 6.20 €.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 10:50

six-ans-deja.jpgCe polar pourrait tout aussi bien s’intituler « Tu avais promis » car Jack avait promis à son ancienne petite amie de la laisser tranquille et de ne pas chercher à la revoir. Natalie l’a quitté un beau jour pour se marier avec Todd. Six ans après, Jack apprend la mort de Todd et cherche à recontacter Natalie . Mais, Natalie est introuvable et, de surcroît, Jack découvre que la veuve de Todd n’est pas Natalie. C’est pour Jack le début d’une difficile recherche et surtout d’ennuis en tous genres. La situation de Natalie apparaît ténébreuse et Jack est régulièrement menacée s’il poursuit ses recherches. Natalie le contacte indirectement pour lui rappeler son engagement : « Tu avais promis ». Pour autant, Jack va persévérer pour mettre à jour le fin mot de cette disparition pour le moins mystérieuse. Je trouve les critiques quelque peu sévères avec ce polar qualifié de « roman de gare » mais qui, de mon point de vue, appelle des commentaires positifs. Il y a de l’action, du suspense et je n’ai eu de cesse d’arriver au terme de cette palpitante quête d’un personnage auquel je me suis attaché. Alors, que les histoires écrites par Harlan Coben aient un profil voisin, je veux bien l’admettre mais il sait renouveler l’intérêt et ménager le suspense. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant et je recommande à tous cette histoire palpitante.

Six ans déjà, de Harlan Coben, Belfond Noir, février 2014, 368 pages, 19.95 €.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 10:28

n-oublier-jamais.jpgJamal séjourne à Yport, sur la côte normande. Unijambiste et équipé d’une prothèse, il s’entraîne dur à la course à pieds pour participer au super-trail du Mont-Blanc. Il parcourt des kilomètres sur les falaises, entre Yport et Etretat. Un jour, il aperçoit une jeune fille au bord de la falaise. Elle est apparemment en état de choc et, malgré toutes les tentatives du jeune homme pour la sauver, elle se jette dans le vide et meurt écrasée au pied de la falaise. De surcroît, on découvre qu’elle a été étranglée. C’est, pour Jamal, l’enfant de la banlieue, le début d’un terrible itinéraire qui va le confronter à la police, à la justice et à tous ceux qui réclament justice pour les deux jeunes femmes qui ont également été violées et étranglées dix ans plus tôt dans le secteur. Car, en effet, comment prouver que ce n’est pas lui qui l’a agressée et poussée au bas de cette falaise ? Avec son incomparable talent, Michel Bussi nous livre là un autre petit bijou et décline à nouveau avec brio son art de distiller le suspense. L’intrigue est prenante et il faudra attendre la fin du roman pour accepter l’idée de ce scénario plus qu’improbable qui relève d’une machination parfaitement construite et d’un réalisme absolu. Un nouvel essai transformé pour cet auteur dont les ouvrages précédents m’avaient emballé et qui récidive avec le même talent.  A lire pour passer quelques heures d’une lecture palpitante.

N’oublier jamais, de Michel Bussi, Presses de la Cité, mai 2014, 501 pages, 21.90 €.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:42

rosy-et-john.jpgRosy and John, cela rappelle la chanson de Gilbert Bécaud et, pour cause, Rosy, la mère, était fan du chanteur et elle a surnommé son fils John. En fait, John se prénomme Jean et il est victime d’une mère possessive qui a tué volontairement la jeune femme dont son fils était amoureux. Pour la tirer de prison, Jean a posé des bombes. La première a sauté ne faisant que des blessés et des dégâts matériels. Mais il promet que les suivantes seront plus meurtrières. Il ne révèlera leur localisation que si sa mère est libérée. Chantage insoutenable auquel est confrontée la République et plus particulièrement le commandant Verhoeven. Roman très court ( 142 pages ), Rosy and John s’apparente à une nouvelle. On y retrouve la veine de la trilogie Verhoeven et le talent de Pierre Lemaître pour construire un bon suspense. Le même style et la même profondeur. Camille est égal à lui-même. Le dénouement est à la hauteur de l’histoire. Un moment de lecture bref mais sympa.

Rosy and John, de Pierre Lemaître, Le livre de poche, mai 2014, 142 pages, 5 € 90.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 13:29

l-assassin-copie-1.jpgDans une station balnéaire de l’ouest-Var, on retrouve des cadavres pendus aux différents ronds-points de la ville. Très vite, on comprend qu’il ne peut s’agir de simples suicides. Un tueur en série semble sévir dans le landernau. Maxime, un jeune journaliste qui inaugure son CDD au journal local, suit l’enquête, assisté de Jasmine, une gamine de quatorze ans, brillante et effrontée, qui possède des dons exceptionnels pour la photographie. Maxime devient vite le protégé de Madeleine Desmanières, une octogénaire dynamique et originale qui est à la tête d’une grosse fortune et qui est aussi la puissante patronne du quotidien local. Que dire de plus ? Que ce roman est un polar, certes, mais aussi et avant tout une galerie totalement désopilante de personnages qui virevoltent autour de l’intrigue, offrant au lecteur un spectacle jubilatoire. Un style nerveux, une construction originale et, surtout, un humour  décapant qui fait penser à celui de Frédéric Dard. D’ailleurs, il y a dans ce roman comme des échos de « La vieille dame qui marchait dans la mer », avec ce rapprochement improbable entre un jeune homme de vingt-six ans et une octogénaire totalement « allumée ». Depuis Tom Cockey, j’avais rarement autant ri. On s’attache très vite aux personnages certes dissemblables de cette histoire mais qui constituent un casting riche et réussi. Un suspense bien mené, rythmé par un humour délirant, ainsi court le talent exceptionnel de cette auteure que je ne connaissais pas et qui m’a procuré quelques heures d’un immense plaisir. Un des tous meilleurs polars que j’aie lus ces derniers temps et que je recommande chaudement. Remède infaillible contre la morosité.

L’assassin est à la plage, de Arlette Aguillon, Editions de l’Archipel, juin 2014, 434 pages, 22 €.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 09:47

quatre-romans-noirs.jpg« Les morsures de l’aube » est l’un des quatre romans de Tonino Benacquista, rassemblés dans un pavé de 888 pages intitulé « Quatre romans noirs » et paru en mai 2004 dans la collection Folio. C’est une histoire qui tient sur 227 pages et qui raconte les aventures et mésaventures d’un duo de papillons des nuits parisiennes, deux pique-assiettes qui, au prix de ruses plus alambiquées les unes que les autres ou quelquefois de complicités, parviennent à vivoter en se faufilant dans les soirées mondaines dont abondent les nuits parisiennes. De buffet en buffet, ils vivent ou survivent la nuit et tentent de dormir le jour. Un soir, ils se font alpaguer dans une soirée par le maître des lieux qui, au prix d’un chantage bien calculé, les contraint à partir à la recherche d’un certain Jordan qui, dit-il, constituerait une menace pour lui. C’est le début d’une folle équipée qui va prendre les allures d’un polar picaresque au plus profond de la nuit parisienne. Ce n’est pas réellement un polar même si le sang coule et que le suspense est présent. C’est un roman que l’on savoure avec gourmandise tant nos deux pieds-nickelés sont attachants et tant les mésaventures qui leur arrivent sont hors-normes. Il finit par y avoir un dénouement inattendu, épique et sanglant. Ajoutez à cela le style vigoureux de Benacquista et son humour. Un bon moment à passer avec Antoine et Mr Laurence.      

Les morsures de l’aube, extrait de Quatre romans noirs , de Tonino Benacquista, Folio, mai 2004, 888 pages, 12 €.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 16:52

le-chuchoteur.jpgAu milieu des bois, on a retrouvé un étrange et épouvantable cimetière. Ce sont des bras d’enfants qui ont été enterrés. Des bras gauches. Que sont devenues les cinq fillettes enlevées à qui appartenaient ces bras ? C’est parce que l’équipe d’enquêteurs aux prises avec cette affaire se trouve dans une impasse qu’elle fait appel à  Mila Vasquez, une jeune policière qui a fait ses preuves dans la recherche des enfants disparus. L’intégration de Mila à l’équipe n’est pas évidente mais, sous la houlette du criminologue Goran Gavila, elle va pouvoir donner la pleine mesure de son talent. Des suspects sont découverts. L’un d’eux se donne la mort. Mila doute qu’il soit le véritable auteur de cette monstrueuse mise en scène. Elle est convaincue que, dans l’ombre, un monstre tire les ficelles. Il semble manipuler à sa guise l’équipe de policiers. Vont-ils parvenir à le démasquer ? Tel est le propos de thriller d’une intensité exceptionnelle, bourré de suspense et de fausses pistes. C’est aussi l’histoire d’une jeune femme qui tente de surmonter un traumatisme vécu dans son enfance mais qui lui donne certaines clefs nécessaires pour démasquer le tueur. Remarquablement documenté, ce thriller haletant possède aussi une indéniable dimension littéraire et véhicule une réflexion philosophique intéressante. Avec Donato Carrisi, l’univers du thriller s’est enrichi d’un grand talent de plus. A découvrir sans tarder.

Le chuchoteur, de Donato CARRISI,  Calmann-Lévy, mai 2010, 433 pages, 7 € 51 en poche.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:53

contre-toute-attente.jpgRarement, polar n’a autant mérité son titre car on n’attendait pas le dénouement et, je devrais même dire, les dénouements. Car, dans cette intrigue palpitante où les destins s’entremêlent et s’entrechoquent, il y a en réalité plusieurs histoires parallèles. Des histoires qui se télescopent, certes, mais en conservant chacune sa propre logique. Avant tout, l’histoire est celle de Glen qui possède une entreprise de construction, forte de quelques salariés sur lesquels il règne avec autorité et paternalisme comme sur une petite famille, à commencer par Sally, la secrétaire, mais aussi Doug son second. Un jour, Sheila, la femme de Glen, est retrouvée carbonisée dans sa voiture percutée par un autre véhicule. Visiblement, Sheila était ivre et s’était endormie au volant sur une bretelle d’autoroute. Quelque temps plus tard, Ann, une amie de Sheila meurt noyée dans les eaux du port. Glen, secoué par ces deux morts qu’il trouve vite suspectes, va tenter de faire la lumière. Il devra, pour cela, affronter les pires difficultés et des adversaires insoupçonnés. Il devra surtout tout faire pour protéger sa fille Kelly, qui a surpris de curieuses conversations un soir qu’elle jouait à cache-cache avec son ami Emily dans la chambre de Ann peu de temps avant sa mort. Comme dans tous ses autres thrillers, Linwood Barclay parvient à nous maintenir en permanence en haleine, alimentant le suspense chapitre après chapitre. Le style est simple mais efficace, l’accumulation des détails de la vie quotidienne est toujours aussi présente mais, pour autant, le rythme reste élevé et l’on a envie, à chaque page, de connaître la suite. Pour reprendre une expression consacrée, c’est le genre de livre qu’on ne peut pas lâcher. J’avais été séduit par les précédents ouvrages de Linwood Barclay. Celui-ci est une confirmation de son grand talent. A découvrir d’urgence.

Contre toute attente, de Linwood Barclay, J’ai lu, janvier 2014, 528 pages, 8 €.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:04

qui.jpgLaetitia, une fillette de dix ans, a été violée et assassinée à Carpentras en 1994 dans le quartier pavillonnaire du Grand-Chêne. Malgré tous les efforts de la gendarmerie puis de la police, l’assassin n’a pu être démasqué. De nombreux habitants du quartier ont été suspectés, un SDF a même été arrêté et jugé. Il s’est donné la mort pendant son procès. Puis il a été disculpé. Les relations souvent amicales entre les habitants du quartier se sont distendues au fil du temps. Les esprits ont été marqués par cette affaire. Le commissaire Bouvard, toujours en charge du dossier, est convaincu que l’assassin figure parmi les quelques dossiers qui dorment sur son bureau. Dans quelque temps, le meurtre va bénéficier de la prescription. Dix-neuf ans déjà. Mais, à quelques semaines de la fin du délai de prescription, une émission télévisée reprend l’affaire et conduit une ultime tentative pour démasquer le meurtrier de la petite Laetitia. Les protagonistes de cette affaire, et notamment les quelques hommes qui ont été un temps suspectés, sont tous devant leur écran de télévision. L’un d’eux est la coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais lequel ?  Ce thriller est construit autour d’une unité de temps, la durée d’une émission de télévision, et une unité de lieu, le quartier du Grand-Chêne. Jonglant entre un récit au présent et des flash-back remontant dix-neuf ans en arrière, faisant alterner les points de vue de tous les acteurs et témoins de ce drame, Jacques Expert réussit à entretenir un suspense qui va crescendo tout en brouillant les pistes, surtout l’une d’entre elles trop évidente au départ. C’est indéniablement un thriller réussi. A découvrir.

Qui, de Jacques Expert, Livre de poche, avril 2014, 378 pages, 7 € 60.

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