Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 15:12

illustration portrait-robot

Je suis occupé à une énième relecture du manuscrit de « Portrait-robot », histoire d’être prêt pour une éventuelle publication cet hiver. Pour cela, il faudra que ma directrice de collection soit rentrée, à la suite de son accident. Sans doute pas avant janvier. Cela me laisse donc du temps et ce n’est pas un luxe. C’est un travail ingrat, pesant, l’aspect que je déteste dans mon boulot de romancier. Au terme de plusieurs relectures, je retrouve encore une tonne d’imperfections à corriger : une espace à supprimer par ci, un connecteur ou un article oubliés par là. Et je ne parle pas des corrections syntaxiques et stylistiques que m’inspire cette relecture attentive quand ne s’y ajoutent pas des détails orthographiques. Il paraît qu’il faut sept relectures par des correcteurs différents pour être véritablement sûr de la perfection d’un prêt-à-clicher. Je n’en ai pas les moyens même si je mets mes proches à contribution. Pas question d’accorder une confiance aveugle au correcteur orthographique et syntaxique de WORD qui, souvent, vous ferait transformer une graphie valide en graphie fautive. La qualité « zéro défaut » est exceptionnelle. Même dans les grandes maisons d’édition possédant des correcteurs professionnels, certains romans sortent avec des coquilles. Foi de lecteur.

C’est un exercice délicat car, en principe, cette relecture doit porter sur la forme mais il est difficile de ne pas s’attacher au fond. C’est pourquoi il est risqué d’attendre un relevé scrupuleux d’erreurs de la part d’une personne qui découvre le manuscrit pour la première fois. Elle se laissera très vite absorber par le fond au détriment de la forme. Et les deux sont concurrents. Il me faut donc m’imposer une stricte discipline, sous peine de laisser subsister encore ça et là des erreurs fâcheuses. Je suis accompagné par Le bon usage de Grevisse, la bible orthographique et grammaticale par excellence, et j’avoue sans honte que le Bescherelle m’est bien utile. Malheureusement, cet excellent ouvrage qu’est Le bon usage ne contient pas toutes les réponses. Comme on le sait, l’orthographe est bien souvent flottante et Grevisse s’en tire généralement par la formule suivante : «  L’orthographe dépend du sens qu’on veut faire passer ». C’est le cas pour les accords avec le sujet lorsqu’on utilise un partitif ( La plupart des indices étai(en)t ). De temps à autre, il y a les bizarreries telles que l’accord avec le pronom indéfini « on » ( on s’était armé(s) de patience ). Parfois, il arrive aussi que l’usage dans les œuvres littéraires soit indécis. Ainsi, le verbe pronominal se succéder dont, théoriquement, le participe passé ne s’accorde pas, connaît-il des exceptions sous la plume de grands auteurs. De là, les hésitations de Grevisse qui laisse courageusement à chacun le soin de choisir.

Quand j’en aurai terminé avec ce pensum, il sera envoyé au service fabrication de ma maison d’édition qui procédera à son tour à une relecture sélective. Des pages prélevées aléatoirement dans le manuscrit seront impitoyablement analysées et je sais que le correcteur ou la correctrice relèvera encore quelques défauts qui me contraindront à une nouvelle relecture car il ou elle aura instillé le doute dans mon esprit. Et, lorsque le livre aura été publié, il se trouvera encore de bonnes âmes pour trouver quelques imperfections, légitimes ou non.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:30

Le manuscrit de «  Portrait-robot » ne se verra pas décerner le Prix du Quai des Orfèvres. Dont acte. Je m’en remettrai très facilement. Mais, lorsqu’on subit un revers, il faut savoir en tirer les enseignements. Pour cela, il convient de rester lucide, donc de prendre le recul nécessaire, d’éliminer le parasitage émotionnel, en un mot, de faire la part des choses pour tendre au maximum vers l’objectivité.

Dans un premier temps, j’ai voulu connaître les raisons de cet échec et, dans un second temps, j’ai essayé d’en mesurer la portée.

Le questionnement de départ est tout entier contenu dans le courrier que m’a adressé le président du jury et qui est reproduit en annexe à cet article. On y découvre que mon « intrigue est intéressante, qu’elle est bien construite et qu’elle se lit avec plaisir ». En conséquence, on « m’encourage à concourir avec un nouveau roman » pour l’édition 2014 ( Il faut savoir qu’en 2012, on décerne le prix 2013 ). Dans ces conditions, où mon manuscrit a-t-il bien pu pêcher ? Dans la mention manuscrite qui figure en bas à gauche et qui reprend les éloges du corps du courrier, on note la réserve suivante : « …mais risque de confusion pour le lecteur ». Diable ! Comment une intrigue « bien construite, intéressante et que l’on a plaisir à lire » peut-elle entraîner « un risque de confusion pour le lecteur » ?

La réponse à cette question se trouve à l’intérieur du manuscrit qui m’a été retourné. Les membres du jury qui l’ont lu ont eu une attitude très pédagogique en cerclant, de loin en loin, les éléments qui les gênaient. Une analyse de ces annotations permet de constater qu’elles portent toutes sur des points qui ont trait à la qualification des procédures policières et judiciaires, en d’autres termes, qu’elles portent sur des points de terminologie et de conformité aux règles administratives qui régissent une enquête. A titre d’exemples, le sigle SRPJ ne semble pas avoir bonne presse ; le fait qu’un capitaine œuvrant sur le terrain soit qualifié de patron de l’enquête semble ne pas convenir ; l’idée qu’il puisse réclamer au juge une autopsie n’est apparemment pas recevable ; le terme de ressort territorial est préféré à celui de juridiction et, cerise sur le gâteau, le SRPJ ( Service régional de police judiciaire ) n’est pas celui de Champagne-ardenne mais celui de Reims ( Sic). Ces éléments seraient accessoires s’ils n’étaient déterminants dans la sélection du jury.

Je déduis de tout cela qu’il m’aurait sans doute fallu relire le Code de procédure pénale pour avoir une chance de ne pas me faire pointer du doigt par les gardiens du temple. Certes, on pourra m’objecter que cela fait partie du travail de documentation préalable à l’écriture d’un roman et que c’est incontournable. Acceptons-le, c’est la règle de ce prix : le respect de la conformité avec les procédures passe avant toute autre considération. C’est d’ailleurs ce que reprochent la plupart des critiques relevées sur Amazon ou sur divers sites web à propos des lauréats de ce prix : la recherche de la conformité formelle se ferait au détriment des qualités strictement narratives. Quitte, n’hésitent pas à écrire certains, à privilégier des œuvres mièvres aux qualités littéraires discutables. Sans aller jusqu’à cautionner totalement ce point de vue, je pense que la recherche de la conformité entre nécessairement en concurrence avec l’originalité du récit et avec le charisme des personnages, qu’elle risque d’en altérer la richesse. L’inspecteur de Du bois pour les cercueils est insipide et celui del’ombre du soleil n’a aucune épaisseur.

J’ai lu trois romans primés par le Quai des Orfèvres. Deux me sont presque tombés des mains tant je les ai trouvés faibles. Je leur ai d’ailleurs consacré une chronique sur ce blog, dans la rubrique « impressions mitigées » : Du bois pour les cercueils , de Claude Ragon, lauréat 2011 et L’ombre du soleil , de Christelle Maurin, lauréate 2006. Par contre, j’ai beaucoup aimé La 7ème femme, de Frédérique Molay, lauréate 2007. L’intrigue en est solide et le flic a une vraie personnalité. Il peut donc y avoir du bon parmi les manuscrits primés. Un ami m’a confié récemment que le prix 2012, L’hermine était pourpre, de Pierre Borromée était un bon polar, ce que ne confirment pas toutefois bon nombre de commentaires trouvés sur le web.

Mais, surtout, pas d’aigreur. Distancions-nous. Restons le plus objectif que possible. Il n’est pas question de cautionner les commentateurs qui étrillent la plupart des lauréats du prix du Quai des Orfèvres. Il est arrivé que mes bouquins en soient eux aussi épisodiquement victimes. Internet est souvent un exutoire et un déversoir de bile. Cela fait partie du jeu et il ne faut pas s’y arrêter. La question est finalement la suivante : ai-je envie de concourir à nouveau et cette participation revêt-elle une importance réelle ?

Une étude du palmarès de ce prix depuis une douzaine d’années fait apparaître des constantes :

. les critiques sont majoritairement les mêmes : faiblesse des intrigues et du style, recherche de la conformité procédurale ;

. de nombreux commentateurs, pourtant fidèles, affirment être un peu plus déçus chaque année qui passe et envisager de cesser d’acheter ce prix à l’avenir ;

. ce prix, hormis le tirage intéressant à 50 000 exemplaires et le succès d’un bandeau « Prix du Quai des Orfèvres », n’a jamais boosté la carrière littéraire des lauréats.

Cette dernière observation repose sur l’examen de leur production dans les années qui ont suivi l’obtention du prix. Entre 2000 et 2011, à deux exceptions près, soit les lauréats n’ont sorti aucun autre roman depuis leur prix et ont disparu du firmament de la littérature policière, soit ils ont sorti quelques titres en restant malgré cela dans un profond anonymat. Malgré les qualités de son livre et les deux ouvrages qu’elle a publiés depuis, qui connaît vraiment Frédérique Molay ? Le prix du Quai des Orfèvres a-t-il été pour elle le révélateur qu’a représenté le prix Cognac pour Fred Vargas ?

Un auteur fait exception : Gilbert Gallerne, lauréat 2010, avec Au pays des ombres. Il faut toutefois signaler qu’avant de décrocher ce prix, il jouissait déjà d’une certaine notoriété et que le Quai des Orfèvres n’a fait que consacrer un talent existant. Quant à Pierre Borromée, le dernier lauréat en date, il est trop tôt pour porter un jugement. L’avenir nous dira si ce fut une grande révélation.

En conclusion, je crains que le prix du Quai des Orfèvres ne se fonde sur des critères qui privilégient le formalisme procédural au détriment des autres qualités d’un roman, même si – je l’espère – à conformité procédurale égale, les membres du jury penchent pour la meilleure ou la moins mauvaise intrigue. Il semble que ce prix ne soit pas véritablement un tremplin vers la notoriété. D’une manière générale, il ne consacre que des étoiles filantes.

Une ultime question reste posée : suis-je disposé à faire des concessions formelles pour participer à nouveau à ce prix ? La réponse est non. Ce qui importe le plus dans mes polars, ce sont mes personnages, singuliers, originaux, dont je veux faire des caractères, des personnages atypiques qui se jouent des procédures, qui flirtent parfois avec l’illégalité, en tous cas, qui refusent la conformité. Toute prétention mise à part et pour être familier de leurs romans, je me demande si une Fred Vargas ou une Karine Giebel auraient eu les faveurs du Quai des Orfèvres. Je pense que le flic qui vient en aide à Chloé dans Juste une ombre est tout sauf un flic conforme à ce qu’en attend la machine judiciaire et je laisse imaginer, à ceux qui les connaissent, les tourments qu’un Kehlweiler ou un Adamsberg  lâchés en plein cœur du Quai des Orfèvres feraient subir à leur hiérarchie. Et je ne vous parle pas du vieux Vandoosler. Dans la réalité, tous seraient des Néret et connaîtraient le même sort. Tragos, mon flic de Portrait-robot ,ou le commissaire Payardelle dans Rejoins la meute, sans leur ressembler totalement, sont eux aussi des flics atypiques. A tout prendre, je préfère les conserver tels quels plutôt que de les dénaturer au profit d’une reconnaissance littéraire sans lendemain.

Enfin, il faut signaler que l’envoi d’un manuscrit au Quai des Orfèvres le bloque durant des mois sans qu’on puisse le proposer à un éditeur.

Tout bien considéré, je vais remettre l’ouvrage sur le métier, éviter le Quai des Orfèvres, et concourir à nouveau pour le prix Cognac qui me paraît avoir une dimension bien plus grande et bien plus intéressante. Toute expérience est cependant riche d’enseignements.

 

courrier-quai-des-orfevres.jpg

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:59
Je suis occupé à lire un bouquin que j'ai emprunté à la médiathèque de Trans, "Le mort des neiges", de Brigitte Aubert. Un polar un peu à la Agatha Christie dans lequel une tétraplégique, de surcroît aveugle et aphasique, mène l'enquête. Intéressant mais rien de transcendant et, pourtant, ce polar est sorti dans la collection Points, aux éditions du Seuil. Une bonne distraction, voilà tout. Et voilà qu'hier, je me promenais dans les rayons de la librairie Lo Païs lorsque mes yeux sont tombés sur un Fred Vargas que je n'avais pas encore lu. J'ai cédé à la tentation, je l'ai acheté et il me tarde de le lire. J'avoue que j'ai même parcouru les premières pages. Prometteur et toujours aussi savoureux ! Mais, auparavant,100_0468.JPG il faut que j'aille jusqu'au bout de mon bouquin actuel, le plus vite que possible. C'est un peu comme une petite amie avec laquelle on a soudain envie de rompre car on a croisé à nouveau un vieil amour qu'on n'a pas oublié et qu'il vous tarde de tenir dans vos bras. Deux chroniques à venir.
Partager cet article
Repost0
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:13

Voilà un peu plus d'un an, Frédéric LEFOL me proposait d'illustrer mon roman en cours d'écriture. Il s'agissait de 24, mon récent thriller historique, Flatté par cette proposition, je lui ai confié mon manuscrit après avoir négocié avec lui quelques contraintes liées au respect du suspense. Quelques mois plus tard, après une série d'essais qu'il avait jugés insatisfaisants, il me présentait un projet qui m'a séduit et qui est devenu l'illustration de la première de couverture du roman. L'image représentait une tête de viole de gambe en usage au XVIe siècle, instrument qui se trouvait au coeur de l'intrigue puisque les victimes étaient des musiciens et que la musique était le thème central de l'histoire. Frédéric LEFOL avait eu l'idée géniale de faire couler du visage de la sculpture des larmes de sang, faisant ainsi écho à la dimension sanglante du thriller. Je conserve dans mon bureau l'original de cette illustration que tous ceux qui ont eu le livre entre les mains s'accordent à trouver remarquable. Une anecdote en témoigne. L'ami de ma fille à qui j'avais offert un exemplaire de 24 m'a appelé quelques jours plus tard pour me dire : Ton livre, il est génial ! Je lui ai alors exprimé ma surprise : Tu as déjà eu le temps de le lire ? lui ai-je demandé, ce à quoi il m'a répondu : Non, mais je veux parler de la couverture.

Plus généralement, Frédéric LEFOL est un peintre d'un immense talent qui, j'en suis convaincu, est promis à une belle carrière dans le monde de l'art. Son succès dans le cadre de l'exposition internationale de Saint-Tropez et la réussite de son atelier-galerie de La Garde-Freinet sont là pour témoigner de l'intérêt que les amateurs éclairés portent à ses oeuvres. Nous possèdons deux toiles de lui qui illuminent notre maison. Il mélange à la perfection les techniques, les supports et les matériaux pour aboutir à des compositions qui mettent en valeur ses qualités de dessinateur et de coloriste.

Cette collaboration entre un écrivain et un illustrateur m'a séduit d'entrée de jeu et recueille l'adhésion de tous ceux qui ont lu le livre. Nous comptons bien réitérer cette coopération et, sans doute, dans un avenir très proche. La qualité de l'illustration de la page de couverture est un élément déterminant pour l'identification et la diffusion d'un roman. Autant que le texte de la quatrième de couverture, l'illustration est un élément qui invite à entrer dans l'histoire. Réussie, comme c'est le cas pour 24, elle constitue pour le roman un atout supplémentaire. J'attends avec impatience la prochaine étape de notre collaboration. En attendant, nous cheminons chacun de notre côté avec l'espoir de cueillir un jour prochain les fruits de notre travail. Et, pourquoi pas, de notre travail commun.

 

Ci-contre, l'originale de l'illustration de 24, par Frédéric LEFOL.

Ci-dessous, deux toiles du maître.P1090278--2-.jpgAtelier-de-F-LEFOL.jpgLes-Garcinieres.jpg

Partager cet article
Repost0
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 11:42

24Le site Rue des livres link m'a réservé d'agréables surprises. Non seulement, mon dernier polar, 24, y apparaît dans les récents coups de coeur mais il figure également parmi les livres les plus consultés aux côtés d'auteurs confirmés comme Karine Giebel, Raphaël Cardetti, Maxime Chattam et quelques autres. Il convient d'ajouter qu'il est mentionné en tête de la rubrique Polars historiques du même site. Même si cela ne suffit pas à en faire un best-seller, c'est un signe encourageant de plus. Dans le même temps, mon éditeur a été contacté par le service de presse de France bleu qui souhaitait en recevoir un exemplaire. Nous verrons bien si, dans les semaines qui viennent mais surtout à la rentrée, ces signaux positifs se concrétisent par un accroissement notoire de l'audience et surtout par la reconnaissance d'une sélection pour un prix. En attendant, si vous avez envie de frissonner dans le Paris de 1572, n'hésitez pas à vous procurer 24, disponible aux Editions L'Harmattan et sur Amazon, mais aussi en commande chez tout bon libraire. 

 

24, thriller historique, de Jean-Michel LECOCQ, éditions L'Harmattan, avril 2012, 204 pages.

Partager cet article
Repost0
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:29

Je vais essayer de publier un peu plus fréquemment sur ce blog, ce qui signifie, non seulement que je vais parler un peu plus de mon travail d'écriture, mais aussi que je vais accélérer le rythme de mes lectures pour pouvoir publier davantage de coups de coeur et sans doute d'impressions mitigées. Je reviens de la médiathèque où j'ai trouvé un recueil de nouvelles policières qui seront rapides à lire et qui me permettront une publication plus fréquente de mes impressions de lecture.

Rendez-vous donc très bientôt... 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:19

En coulisses : problème autour de l'illustration du Christ jaune....

par Jean-Michel LECOCQ, mercredi 7 mars 2012, 18:14 · 

La couverture de mon deuxième roman, " Le Christ jaune ", devait initialement être illustrée par la fameuse toile de Gauguin, peinte en 1889, qui porte le même titre que mon livre et qui représente un calvaire breton situé près de Pont-Aven. Cette toile est tombée dans le domaine public ( Limite des 70 ans oblige ) et n'est donc plus soumise au copyright. Néanmoins, le droit de la propriété n'en est pas à un errement près : on ne peut utiliser cette image qu'avec le consentement de la Albright Gallery Buffalo de New-York où la toile est exposée. N'ayant aucune réponse de cette institution, j'ai dû me rabattre sur une photo du musée de l'Annonciade, sachant que, lorsque la vue est prise de l'extérieur, le droit à l'image est libre. Les éditeurs redoutent toujours les procès. Pour 24, je remercie Frédéric LEFOL de m'avoir donné son accord écrit, exigé par l'éditeur. Le maquis législatif et la jurisprudence rendent tout le monde frileux. Outre les problèmes liés au droit à l'image, existent encore les risques liés aux noms de personnes ou de lieux ( Cf. le récent procès intenté à une auteure par le Marché Saint-Pierre dont elle faisait le théâtre d'un meurtre dans un de ses polars ). L'avantage des polars historiques réside dans le fait que les morts ne peuvent plus porter plainte....

 
· · Partager · Supprimer
  •  
    •  
    Partager cet article
    Repost0
    27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 07:45

    Il se passe toujours quelque chose dans les coulisses. Alors que j'attends de recevoir de mon éditeur le projet de maquette de "24", je travaille à mes romans suivants. Trois sont à l'ordre du jour. Le premier des trois est terminé. Il aurait dû être, dans l'ordre chronologique, le quatrième à paraître, vraisemblablement vers l'automne 2012. Le suivant est pratiquement bouclé. Il est actuellement à la relecture et, dans mon projet initial, il devrait être le cinquième à sortir, normalement pour le printemps 2013. Il s'intitulera "Rejoins la meute ! Tout un programme ! Le dernier est en chantier. Pour le moment, il n'a pas encore de titre. Je suis actuellement occupé à en peaufiner la trame générale avant de m'attaquer à l'écriture proprement dite. Seulement voilà, les choses ne se passent généralement pas comme on l'avait prévu. Ceux qui ont lu le manuscrit de mon quatrième roman m'en ont dit tellement de bien que j'ai décidé de le faire concourir pour le Prix du Quai des Orfèvres 2013. Je l'ai envoyé voici quinze jours au secrétariat général du jury qui opérera en deux étapes. Le 30 juin, une sélection de six manuscrits sera arrêtée et, le 30 octobre, le prix sera décerné à l'un des six manuscrits restants. Le gagnant se verra édité chez Fayard, en poche, et tiré à 50 000 exemplaires. Une consécration ! On peut toujours rêver ! Si mon manuscrit n'est pas sélectionné, l'ordre chronologique initial sera respecté. Dans le cas contraire, j'attendrai la date du 30 septembre et, quel que soit le résultat final, le roman ne paraîtra qu'en 2013. Dans ces conditions, le cinquième, intitulé " Rejoins la meute ", aurait toutes les chances de devenir le quatrième et d'être publié vers l'automne 2012. Ce serait pour moi la plus favorable des hypothèses. Mais, pour l'heure, attendons la sortie de "24" qui ne devrait plus tarder puisque ma directrice de collection m'a garanti que nous serions dans les délais pour honorer les séances de dédidaces dont les dates ont déjà été arrêtées.

    Partager cet article
    Repost0

    Issn 2267-0947

    • : Le blog de ma fabrique de polars
    • : J'écris et je publie des polars, ou des thrillers, selon les préférences. Ce blog est destiné à les présenter, à évoquer mon activité d'écriture et à publier mes coups de coeur.
    • Contact

    Recherche