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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 19:11

Le second volet de la trilogie « En proie au labyrinthe », intitulé « La tourmente » est aussi, sinon encore mieux réussi que le premier. Il s’agit une nouvelle fois d’un thriller politique dont Marek Corbel maîtrise parfaitement les codes et dans lequel la fiction tutoie la réalité. Difficile d’entrer dans ce volet sans avoir lu le précédent. On y retrouve les mêmes personnages dans un environnement sensiblement différent depuis l’affaire de l’Elysée et les chamboulements politiques auxquels ont abouti les manipulations du Cartel. Mais, voilà que survient l’assassinat du délégué du Cartel lors de sa visite auprès du vice-premier ministre grec. L’ancienne patronne de la DGSI qui a pris sa retraite est mise en cause à propos de son comportement lors des évènements du 13 février 2016. Son ex-adjoint, Girod, reprend du service pour tenter de restaurer l’honneur de son ancienne patronne. Pendant ce temps, les membres du Collectif qui avaient été emprisonnés retrouvent la liberté et l’un d’eux, Arno, va se présenter à une élection législative partielle contre la représentante du pouvoir en place aux mains du duo Govin-Akny. Et voilà que les Américains s’en mêlent. Ce sont eux d’ailleurs qui tirent réellement les ficelles. Ce second épisode est riche en action et mêle, en les faisant alterner, des récits parallèles. Il faut s’accrocher au début pour entrer dans l’histoire – même si on a lu l’épisode précédent – mais, très vite, on se trouve à l’aise avec une intrigue prenante qui met en scène des personnages crédibles et auxquels on s’attache. Encore une fois, je précise qu’il faut avoir lu le premier volet pour comprendre et apprécier celui-ci. Pour les non-initiés, il convient de savoir que cette fiction rappelle étrangement une période politique récente en Europe. C’est aussi à ce titre qu’elle est passionnante. Cette histoire consacre également, dans ce qui est à la fois un duo et une dualité entre Arno et Julie, l’opposition éternelle entre le réalisme et l’idéalisme. Ce second volet est une nouvelle réussite qui laisse une porte ouverte sur la suite et augure bien du troisième volet qui devrait paraître dans moins d’un an. Une nouvelle fois bravo à Marek Corbel.

En proie au labyrinthe (2), La tourmente, éditions La Liseuse, juin 2017, 241 pages, 17 € 99.

 

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 21:48

Comme il avait su le faire dans son premier opus mais avec, ici, encore plus de maestria, Jean Dardi entraîne ses lecteurs dans une enquête passionnante, menée à cent à l’heure, avec, aux commandes, un Gio Dell’Orso regonflé à bloc, lancé à la poursuite d’un tueur en série qui assassine de jolies quadragénaires, après les avoir droguées jusqu’à l’overdose et exigé d’elles qu’avant de mourir, elles rédigent sur une feuille de papier le mot « Pardon ». Pour cette nouvelle enquête sans temps morts de son équipe fétiche, maître Dardi redéploye sa galerie de personnages déjà à l’œuvre dans Les sept stigmates, de Maurice Pochet à Julie Rieux en passant par Vidal, sans oublier la nymphomane Pierrette préposée aux archives. Un casting haut en couleur dans lequel domine le truculent Maurice qui n’est pas loin de rappeler un certain Berurier. En plus d’une intrigue habilement ficelée et d’un suspense savamment entretenu, l’humour est un ingrédient majeur de cet opus qui renvoie à des classiques tels que San Antonio. J’ai souvent ri devant des scènes ou des dialogues désopilants. Et qu’on ne me dise pas qu’il y a du sexisme là où l’incendiaire Julie finit par avoir systématiquement le dessus sur ses pitoyables machos de collègues, renvoyant notamment Pochet à son misérable statut de frustré. Derrière la dimension jubilatoire de l’écriture de Jean Dardi, on décèle une véritable rigueur dans l’écriture et dans la gestion d’une intrigue complexe. Jean Dardi a su créer un style, une ambiance et des personnages auxquels ses fans se sont attachés et dont il sera difficile de se passer. On attend avec impatience la suite des enquêtes de Gio Dell’Orso.

Pardon, de Jean Dardi, éditions Terra Nova, septembre 2017, 381 pages, 18 € 50.

 

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 07:40

Dans « Hôtel du grand cerf », on retrouve l’humour et le goût de Franz Bartelt pour les histoires un peu décalées mais tellement bien construites et si savoureuses. Quelque part au cœur de la forêt ardennaise, dans un lieu incertain, sur cette frontière qui unit plus qu’elle ne sépare deux pays qui appartiennent à la même terre d’Ardenne, se trouve l’hôtel du grand cerf, un lieu lui aussi incertain, suranné, à l’aménagement et à l’ambiance vintages, où le temps semble s’être arrêté depuis le tournage, quelques décennies plus tôt, d’un film au cours duquel une star de l’époque, Rosa Gulingen, a trouvé la mort. Mort accidentelle ou meurtre, c’est la question que se pose un producteur parisien qui souhaite réaliser un documentaire sur l’affaire et envoie sur place un journaliste chargé de faire la lumière sur ce décès mystérieux. Surviennent très vite deux meurtres et une disparition. Si les gendarmes se mobilisent, c’est un policier qui va diriger les investigations, un personnage rabelaisien au patronyme improbable, Vertigo Kulbertus, dont le côté totalement déjanté va faire le charme de cette enquête complexe et rocambolesque. L’imbroglio se renforce avec la survenue de nouveaux meurtres. La sympathie et la collaboration qui unissent très vite Vertigo Kulbertus et le journaliste Nicolas Tèque structurent une enquête passionnante à souhait et rendue encore plus attrayante par la truculence de Kulbertus.

On retrouve dans ce roman le talent de Franz Bartelt, synthèse d’une écriture ciselée comme un joyau d’orfèvrerie et d’une imagination audacieuse que ce soit du point de vue du récit ou des personnages. Le suspense est garanti jusqu’au dénouement.

Mais, au-delà d’un polar réussi, ce roman est aussi puissant par l’évocation d’un pays que je connais bien, où je suis né, où j’ai vécu et dont on sent que Franz Bartelt possède l’âme pour la restituer dans tous ses aspects. A tous moments, j’ai reconnu la forêt des Ardennes, son caractère mystérieux et envoûtant ; j’ai humé le parfum des sapins, de la bruyère et de la terre tourbeuse ; j’ai vu se dessiner sous les roues du taxi de Sylvie le long ruban goudronné et rectiligne qui fend la masse compacte des hautes fûtaies pour relier des villages isolés dans la forêt ; j’ai imaginé le cours sinueux de la Semois au fond d’une étroite vallée écrasée par la verdure ; par instants, j’ai ressenti le goût de la madeleine de Proust en me retrouvant à l’hôtel de la poste à Bouillon, dégustant une tranche de pain cramique devant une tasse de chocolat chaud ou, de la même façon, je me suis vu à Dinant sur les bords de la Meuse, dégustant une Chouffe bien fraîche en compagnie de Vertigo Kulbertus.

Ce que l’on ressent à la lecture de ce roman se situe finalement au-delà des mots. Jetez-vous sur ce livre, vous passerez quelques heures d’un plaisir ineffable.

Hôtel du grand cerf, de Franz Bartelt, éditions du Seuil, coll. Cadre noir, mai 2017, 346 pages, 20 €.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 20:08

S’il en est un qui n’a plus besoin que l’on confirme son talent, c’est bien Franck Thilliez. Et, cependant, je voudrais dire tout le plaisir que j’ai éprouvé à lire ce polar dont l’intrigue est originale car, d’entrée de jeu, elle place le couple de policiers vedettes en position fausse. Par un coup du sort, auquel ni l’un, ni l’autre ne s’attendaient, les voilà devenus coupables d’un crime sur lequel ils vont être amenés par ailleurs à enquêter. A partir de là, en même temps qu’ils participent à l’enquête, leur obsession sera de brouiller les pistes et même de créer de fausses pièces à conviction. Ils découvrent progressivement qu’ils sont aux prises avec des criminels hors normes et qu’ils se trouvent face à un fléau monstrueux et, dans le même temps, il leur faut faire barrage à un de leurs collègues qui s’approche dangereusement de la vérité, à savoir leur implication dans le meurtre initial. Déchirés entre deux exigences devenues vite contradictoires, vont-il parvenir à atteindre leur double objectif ?

Avec une science consommée du suspense, Franck Thilliez tient le lecteur en haleine au fil d’une intrigue savamment construite, sans temps morts et riche en rebondissements. Il convient également de souligner son énorme travail de documentation qui donne à ce sujet sensible, celui du sang contaminé et des maladies associées, une réelle crédibilité.

C’est un pavé ( 571 pages ) mais qui se lit facilement tant il est passionnant.

NB : Je dédicacerai sur le même stand que lui à Toulon et j'aurai le plaisir de lui dire tout le bien que je pense de son roman.

Sharko, de Franck Thilliez, Fleuve noir, mai 2017, 571 pages, 21€90.

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 16:03

On aime ou on n’aime pas. Moi, j’ai aimé. J’ai même beaucoup aimé. D’abord, le parti pris de l’écriture, un style nerveux qui bouscule les codes du français classique pour lui donner une coloration sanantonnienne mais avec une « patte » originale. Il y a pas mal de créations lexicales, de mots-valises, d’expressions empruntées à l’argot. Il y a surtout par moments un vocabulaire « pointu » loin de toute prétention mais qui ajoute à la distanciation que l’auteur opère par rapport à son histoire. Laurent Léonard joue avec l’intrigue, joue avec le lecteur et joue avec la langue, ce qui donne paradoxalement aux situations et aux personnages un côté à la fois rocambolesque et authentique. On se promène au milieu d’une faune peu recommandable qui va de la mafia russe au milieu manouche en passant par les triades asiatiques et aussi des pieds nickelés qui tombent au milieu d’une guerre des gangs comme des cheveux sur la soupe. Il y a beaucoup d’action, pas mal d’hémoglobine, énormément d’humour et surtout du suspense. De la dérision aussi par rapport aux codes sociaux, des clins d’œil au lecteur également et surtout beaucoup d’humanité dans les personnages centraux auxquels on s’attache et dont on n’imagine pas qu’il ne puisse pas y avoir pour eux de happy end. Les autres vont morfler mais ce n’est pas grave. Enfin, j’ai aimé l’originalité avec laquelle est campé le héros de cette histoire, Léo, un médecin mis au ban de sa profession par le Conseil de l’Ordre. C’est lui qui mène le bal en même temps qu’il subit pas mal de choses. Là encore, l’auteur prend des distances par rapport aux codes du genre et c’est très positif. La galerie des personnages qui entourent Léo vaut aussi le déplacement. D’aucuns diront que c’est touffus. Pour ma part, je dirais que c’est complexe car on saute d’une époque à une autre. Mais, c’est ça qui fait la richesse de ce récit. Il faut le lire d’une traite ou presque comme je l’ai fait et on garde très bien le fil de Le tout se passe à Clermont-Ferrand et ne peut se résumer en quelques mots, nécessairement réducteurs. Il faut absolument découvrir cet auteur si vous êtes friands de polars truculents, créatifs et passionnants.

Blanc nocturne, de Laurent Léonard, éditions De Borée, août 2017, 319 pages, 8 €.

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 15:59

On aime ou on n’aime pas. Moi, j’ai aimé. J’ai même beaucoup aimé. D’abord, le parti pris de l’écriture, un style nerveux qui bouscule les codes du français classique pour lui donner une coloration sanantonnienne mais avec une « patte » originale. Il y a pas mal de créations lexicales, de mots-valises, d’expressions empruntées à l’argot. Il y a surtout par moments un vocabulaire « pointu » loin de toute prétention mais qui ajoute à la distanciation que l’auteur opère par rapport à son histoire. Laurent Léonard joue avec l’intrigue, joue avec le lecteur et joue avec la langue, ce qui donne paradoxalement aux situations et aux personnages un côté à la fois rocambolesque et authentique. On se promène au milieu d’une faune peu recommandable qui va de la mafia russe au milieu manouche en passant par les triades asiatiques et aussi des pieds nickelés qui tombent au milieu d’une guerre des gangs comme des cheveux sur la soupe. Il y a beaucoup d’action, pas mal d’hémoglobine, énormément d’humour et surtout du suspense. De la dérision aussi par rapport aux codes sociaux, des clins d’œil au lecteur également et surtout beaucoup d’humanité dans les personnages centraux auxquels on s’attache et dont on n’imagine pas qu’il ne puisse pas y avoir pour eux de happy end. Les autres vont morfler mais ce n’est pas grave. Enfin, j’ai aimé l’originalité avec laquelle est campé le héros de cette histoire, Léo, un médecin mis au ban de sa profession par le Conseil de l’Ordre. C’est lui qui mène le bal en même temps qu’il subit pas mal de choses. Là encore, l’auteur prend des distances par rapport aux codes du genre et c’est très positif. La galerie des personnages qui entourent Léo vaut aussi le déplacement. D’aucuns diront que c’est touffus. Pour ma part, je dirais que c’est complexe car on saute d’une époque à une autre. Mais, c’est ça qui fait la richesse de ce récit. Il faut le lire d’une traite ou presque comme je l’ai fait et on garde très bien le fil de Le tout se passe à Clermont-Ferrand et ne peut se résumer en quelques mots, nécessairement réducteurs. Il faut absolument découvrir cet auteur si vous êtes friands de polars truculents, créatifs et passionnants.

Blanc nocturne, de Laurent Léonard, éditions De Borée, août 2017, 319 pages, 8 €.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:07

Cet homme est un sorcier. Ses romans vous envoûtent et tout particulièrement celui-ci. Avec « Le dernier violon de Menuhin », Xavier-Marie Bonnot nous livre un récit, celui de la carrière et de la vie de Rodolphe Meyer, un violoniste virtuose, un des meilleurs de son temps et qui a hérité le violon de son maître, Yehudi Menuhin. Au-delà de la carrière internationale de ce soliste hors pairs, il y a son enfance, sa relation avec sa mère, son père, son frère et sa grand-mère Emilie qui vient de mourir et dont il hérite de la ferme « au fond de nulle part », dans la montagne aveyronnaise. Il va y vivre une sorte de retraite quelque peu forcée. C’est là dans un décor sauvage, parfois hostile, dans la solitude d’une ferme isolée autour de laquelle rôde la légende d’un enfant maudit, que Rodolphe devenu alcoolique va dresser le bilan de sa vie, au fil d’un récit onirique qui le met aux prises avec l’Autre, ce personnage auquel il se confie, une sorte de double de sa conscience, et dont on ne sait vraiment qui il est. C’est une femme assurément, allégorie qui renvoie à la mère, à la grand-mère ou à son Amour, personnages qui reviennent de façon obsessionnelle tout au long du roman. Il y a aussi ce thème récurrent de la relation au père qu’on trouvait déjà sous une autre forme dans son précédent roman, la Vallée des ombres. Quel talent pour évoquer l’univers de la musique classique, quelle connaissance impressionnante des œuvres, des musiciens qui les interprètent et des subtilités de leur interprétation ! Mais ce qui m’a transporté, autant que la culture musicale de l’auteur, autant que l’épaisseur du personnage central et autant que le caractère passionnant du récit, c’est la langue et le style de Xavier-Marie Bonnot qui atteint là le sommet de son art. Pourquoi ce roman n’apparaît-il pas dans la sélection du Goncourt ? J’en veux aux pensionnaires du restaurant Drouant d’être passés à côté d’une œuvre aussi remarquable. Voilà un grand écrivain et un magnifique roman. Empressez-vous de le découvrir.

Le dernier violon de Menuhin, de Xavier-Marie Bonnot, Belfond, août 2017, 265 pages, 18 €.

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 22:04

Il en connaît un bout sur la question, Christian Rauth, et pour cause. C’est dans son milieu professionnel qu’il déroule l’intrigue de ce polar original et prenant. Sur le plateau d’une série télévisée policière, une prise tournée avec une arme factice vire au drame. Lucas, un second rôle, tue la vedette de la série et se tire une balle dans la tête. La police débarque dans le studio pour enquêter sur ce qu’elle définit très vite comme un crime dont l’auteur tout désigné serait Lucas. Il se trouve que Rob Marin, un autre acteur de la série qui se trouvait lui aussi sur le plateau, ne l’entend pas de cette oreille. Il était l’ami de Lucas et il compte bien l’innocenter. Il va finir par sympathiser avec le policier en charge de l'affaire et entreprendre avec lui une périlleuse enquête afin de débusquer la vérité.

Outre l’intrigue bien ficelée et menée tambour battant, Christian Rauth déploie une galerie de personnages pour le moins haut en couleur auxquels on s’attache et qui donne à cette histoire une véritable « chair ». Absence de temps morts, de l’humour et du suspense, voilà les ingrédients de cet excellent polar que j’ai dévoré d’une traite.

Fin de série, de Christian Rauth, éditions De Borée, août 2017, 415 pages, 8 € 90.

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 21:54

Pour une sale affaire, c’est une sale affaire que nous conte là Marco Vichi. Nous sommes en 1964. Plusieurs fillettes sont assassinées dans la ville de Florence et ses alentours et le commissaire Bordelli doit s’atteler à une enquête qui s’annonce douloureuse et difficile. Au-delà de l’intrigue, bien ficelée et d’un suspense entretenu jusqu’aux dernières pages, ce sont les personnages et l’ambiance qui m’ont séduit dans ce polar rondement mené mais avec cependant des pauses, des focus précisément sur ce personnages central, atypique et profondément marqué par la guerre à laquelle il a participé contre les nazis. Cette guerre va jouer un rôle important dans cette affaire et elle revient de façon récurrente tout comme les angoisses et les doutes de Bordelli. Mais son obsession de la vérité et son opiniâtreté finiront par triompher non sans une légère touche de tristesse. Un polar plein de sensibilité et d’humanité dont je recommande vivement la lecture.

Une sale affaire, de Marco Vichi,  Ed. 10/18, janvier 2017, 284 pages, 7 € 50.

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 19:12

Ce fut un véritable coup de cœur sur plusieurs plans. L’écriture d’abord : un style élégant, fluide, agréable à lire. Le suspense ensuite : bien construit et bien entretenu jusque dans les dernières pages où un ultime rebondissement fait basculer l’intrigue. Ensuite, les personnages : parfaitement campés, pour les uns, acteurs du monde judiciaire et, pour les autres, paumés en tous genres embringués dans une histoire qui les dépasse. On est loin de l’affaire Grégory mais ce polar est inspiré d’une histoire réelle que le juge Lambert a eu à instruire. Enfin, l’émotion : on connaît l’histoire tragique du « petit juge » qui s’est suicidé récemment et qui, dans ce roman, décrit avec un de ses personnages la scène de son propre suicide. Comme dirait mon éditeur préféré, c’est un roman policier mais pas que… Jean-Michel Lambert connaît bien l’univers judiciaire qu’il dépeint avec réalisme et sans concessions. On y trouve aussi beaucoup de sensibilité. C’est un excellent polar qui vous tient en haleine. Pas étonnant que l’auteur se soit vu décerner le prix Cognac au début des années 2000. A découvrir…

Témoins à charge, de Jean-Michel Lambert, éditions De Borée, août 2017, 343 pages, 19 € 90.

 

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